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Archives de la cure de Cussac

Chronique de Cussac

Registre des principaux événements arrivés dans la commune de Cussac depuis 1285

Cussac, chef lieu de commune, à environ 7 km du Puy, est situé au fond d'un vallon très fertile et très chaud ; il est souvent inondé et ravagé par un petit ruisseau qui coule au milieu du village, qui ne commence qu'au hameau de la Barraque et qui n'a d'autre nom que celui de ruisseau de Cussac.

Au fond du vallon, tout prés du village, et sur la rive gauche de la Loire, on trouve une plaine couverte dans la plus grande partie par des prés fertiles, arrosés, les uns par les eaux du ruisseau de Cussac, les autres, par celles de la Gagne et une partie par les eaux qui descendent de Solignac.

Cette plaine s'étend du rocher de St Blaise au nord jusqu'au village du Cher. Son terrain est formé presque entièrement des alluvions du ruisseau de Cussac, du ruisseau de la Gagne et du fleuve de la Loire.

Au nord de Cussac est un coteau planté de vignes, d'un vin faible et peu abondant, parce que les plants son à l'heure où j'écris (1859) très vieux et mal cultivés.

L'étendu du territoire de la commune de Cussac est de mille vingt six hectares, soixante deux ares, cinquante huit centiares repartis de la manière suivante ; savoir :

1. Terres labourables 544h 86a 71
2. Prés 82 54 76
3. Pâtures 59 42 86
4. Vignes 7 61 37
5. Bois 210 50 50
6. Terres vaines 68 90 22
7. Jardins 1 93 19
8. Ecluses 6 10
9. Propriétés bâties 3 29 67
10. Cimetière autour de l'église, église 4 96
11. Chemins et places publiques 26 3 35
12. Rivières et ruisseaux 21 40 25
13. 4 64
Son revenu net est de 26.806f,37
Le centime, le franc 0f, 18084
Le nombre d'habitants possibles de la contribution personnelle est de 105.
Il y a :
6 maisons à 1 ouverture
66 maisons à 2 ouvertures
25 maisons à 3 ouvertures
12 maisons à 4 ouvertures
12 maisons à 5 ouvertures
La population est de 592 habitants.
Elle a pour curé ou desservant M. Michel Victor, originaire du Monastier, et pour vicaire M. Badiou Jean Pierre originaire de Couteaux, commune de Lantriac.
La commune est administrée par M. Bonneton Jean Louis, maire, M. Belut Jean André, adjoint.
Les membres du conseil sont :

Messieurs. Dumas Augustin de la Planche

Arnaudon Baptiste de Tarreyres

Boyer Pierre de Cussac

Benoit Jean Pierre de Malpas

Jouve Simon de Cussac

Assezat Pierre de Cussac

Chouvy Théodore de Malpas

Badiou Jacques de Malpas

Vidil Roch de Malpas

Mirmand Jean de Veneyres

Il y a pour instituteur et secrétaire de mairie M. Ruat Jean Claude originaire de Rivet, commune de Cayres.

Ressources

Les principales ressources de la commune consistent dans la vente du froment, de l'orge, fèves, lentilles, émondage des arbres, des bois taillis, dans la vente des pommes, poires, prunes, pèches, dans la fabrication de la dentelle où les femmes et les filles sont toutes occupées après les soins du ménage et les travaux des champs aux quels elles peuvent se livrer.

La commune est arrosée par la Loire, le ruisseau de la Gagne et celui de Cussac. Elle fait partie du canton de Solignac, et est bornée au nord par la commune de St Christophe, de Vals et Coubon, à l'Est par la commune de Coubon, au Sud par la commune de Chadron et celle de Solignac et à l'Ouest par celle de St Christophe.

Formation de la Commune

La commune se compose :

1) Du village de Cussac, chef lieu, dont le nombre de maisons et de quarante sept y compris l'église et le four banal.

2) Du village de Malpas dont le nombre de maison est de .

3) Des Barraques qui n'ont que trois maisons.

4) Du Chamadou 2 maisons.

5) Du village de Tarreyres qui compte .

6) De Veneyres où l'on trouve le domaine Ferret, la maison Mirmand, la maison Chambon, et une maison appartenant à André Boyer de Malpas.

7) Le domaine de St Blaise.

8) Du hameau de la Rochette qui est composé de cinq maisons ;

De la maison de Antoine Sanial dit lou Chiayre.

9) De la maison des enfants de Simon Borel appelée lou Coutet.

10) De la maison appelée Bethe.

11) Du hameau de la Planche.

12) Du hameau de la Fare qui fait deux maisons.

13) Des Cabarets, appartenant à M. Dumas de la Planche.

14) Des Cabarets (dit Guerindon) deux maisons.

Produits divers

On cultive dans la commune de Cussac le froment, le seigle, l'orge, l'avoine, les pois, les fèves, les lentilles, les haricots, la gesse, la jarrousse, la vesse, le sainfoin, le trèfle ordinaire, le colza, la rave, la pomme de terre de diverses espèces, la bette rave, la carotte blanche champêtre à collet vert, et la vigne.

Animaux divers

On nourrit beaucoup d'animaux d'écurie et de basse cour ; parmi les animaux d'écurie on trouve le taureau et la vache de la race du Mezenc presque exclusivement,

Et dont on fait beaucoup d'élevés ; quelques chevaux en petit nombre ; le porc du pays, cependant Monsieur Dumas Augustin, de la Planche introduisit en 1856 le porc anglais mais il est seul encore d'en avoir ; la chèvre en très petit nombre ; le mouton et la brebis dit biset ou autrement race de Chilhac dont on fait beaucoup d'élevés.

Parmi les animaux de basse cour on voit la poule du pays, aucune race étrangère n'a été introduite jusqu'à ce jour, l'oie, le canard et dans quelques maisons les enfants élèvent le lapin.

Les instruments d'agriculture sont le char à deux roues, pour bêtes bovines et le tombereau pour la race chevaline, la charrue appelée vulgairement araire, la herse que les cultivateurs fabriquent eux même et qui n'est garni que de dents en bois.

Usages locaux

Glanage, grappillage, domestiques.

Glanage :

Le glanage est permis dans la commune de Cussac, mais seulement lorsqu'il ne reste sur les champs ni javelles, ni gerbes.

Grappillage :

Le grappillage est permis dans le vignoble de Cussac aussitôt la vendange faite.

Domestiques :

Dans la commune de Cussac les bouviers, les servantes et les bergers entrent ordinairement au service du maître le 26 décembre et sont loues pour un an.

Ceux des autres domestiques (bouviers, servantes, vachers, bergers et porchers) qui sont loués à différentes époques de l'année le sont du jour de leur entrée au service jusqu'au 25 7bre suivant, époque où tous les serviteurs finissent le temps de leur service.

Avant 1850, ils étaient payes en denrées et en argent ; depuis cette époque ils le sont presque tous en argent.

Mode de payement

Chaque domestique reçoit à la fin de son temps le prix qu'il avait convenu ; ce prix est ordinairement en argent. Mais si antérieurement à cette époque, il arrive qu'un serviteur abandonne son maître bien volontairement et sans motif il n'a rien gagné surtout s'il part en mars ou avril ; s'il quitte son service en mai ou en juin sans avoir de raisons majeures, il est payé du temps pendant lequel il a servi, mais attend Noël, s'il a des raisons majeures, il est payé temps pour temps et de suite.

Poisson et gibier

Le poisson est très abondant au fleuve de la Loire et au ruisseau de la Gagne ; celui de Cussac n'en fournit point. Les eaux de la Loire fournissent beaucoup de goujons, de truites, des barbeaux. On trouve le tacon, mais plus rare, quelques saumons mais rares, et quelques anguilles, des carpes, des verrots, des ombres, etc. dans la gagne, on trouve des truites en abondance et d'un goût délicieux.

Gibier

Les chasseurs du Puy trouvent à se divertir dans la commune de Cussac pour la chasse au lièvre, aux cailles et perdrix, à la bécasse, et au blaireau ; mais ce dernier est bien rare. On trouve quelques loutres aussi mais rarement.

Curiosités historiques et naturelles

On trouve à Cussac une église romane du 8em au 10em siècle, très régulière, mais la voûte menace de s'affaisser.

Au sud de Cussac on trouve encore les restes d'un château, appelé château des prés, où l'on a bâti une assez belle maison de campagne qui appartient aujourd'hui à Melle Aspasie Arnaud du Puy. Ce château et le domaine de St Blaise avaient appartenu anciennement aux Chevaliers de Malte.

Faits remarquables

N°1 - 1285

La France fut affligée d'une très grande famine et comme le pays était alors fort peuplé une infinité de personnes moururent de faim.

(extrait d'un registre que m'a communiqué M. Assezat Jean André et qui avait été copié sur un vieux parchemin qui a disparu aussi par M. Genestier Jean Pierre beau-frère du dit M. Assezat)

N°2 - 1286

La mort fit de si grands ravages qu'on n'avait jamais vu périr tant de monde. Elle moissonna la moitié des gens qui vivaient alors. Peu de temps avant on fit brûler les blés de toute la patrie et les maisons où l'on avait réuni les malades (infirmeries) pour purifier l'air infecté. Parmi l'étonnante multitude de malades, il y en avait qui allaient se baigner dans les fontaines, et communiquaient ainsi la maladie à ceux qui n'en étaient pas encore atteints.

(extrait du même manuscrit)

N°3 - 1378

Le jour de St Casimir, les eaux qui tombèrent en abondance ravagèrent presque tout le Velay ; elles brisèrent et emmenèrent plusieurs ponts. Tout le lieu de Cussac fut bouleversé. Des cadavres furent arrachés du cimetière par les eaux. Le château des prés fut entouré de toutes parts.

(extrait du même manuscrit)

N°4 - 1382

Une grande disette régna dans le royaume de France, surtout dans l'Auvergne, dans de Bourbonnais et dans quelques autres provinces.

Dans la ville du Puy un carton de froment valait vingt six livres. Un nombre infini de personnes moururent, surtout les pauvres qui étaient à Ste Marie au Puy.

Cette même année, une maladie connue sous le nom de fièvre chaude fit périr un nombre infini de personnes. Ceux qui en étaient atteints se plaignaient surtout de la tête et de la poitrine et tombaient presque tous sous les ardeurs d'une fièvre continuelle. Ils ne se nourrissaient que de quelque bouillie ou de pommes cuites ; aussi les pommes étaient devenues très chères qu'une seule se vendait 15, 10 ou 5 sous selon la grandeur ou la qualité de la pomme.

Pendant l'espace de deux ans que durèrent la famine ou la peste, on vit périr la plus grande partie des gens. Les signes qui accompagnaient ces deux fléaux de l'espèce humaine nous font voir clairement que les maux que souffrait alors le peuple étaient l'effet de la colère divine pour punir les crimes dont la terre était couverte ; car il y eut dans ce même temps des tempêtes affreuses, une stérilité presque générale, des guerres très cruelles et enfin, des tremblements de terre principalement dans l'Auvergne.

Le jour de St Jean et St Pierre il fit ici des éclairs et des tonnerres effroyables ; on aurait cru que la terre allait être consumée par le feu du ciel.

(extrait du même registre)

N°5 - 1388

Le jour de la fête de St Casimir, il y eut une si grande inondation dans ce pays, qu'elle ruinât tout le lieu de Cussac. Elle alla aussi jusqu'à déterrer les morts du cimetière.

(extrait du même registre)

N°6 - 1457

Avant 1632 il est difficile, pour ne pas dire impossible de citer les prêtres qui se sont succédé dans l'administration de la paroisse de Cussac.

Le premier curé dont le registre transmet le nom est M. Bernard Pierre qui administra la paroisse pendant longtemps. On ne connaît d'autres particularités de sa vie qu'un fait rapporté et signé par lui comme témoin oculaire et dont la teneur suit : (note : Ruat)

L'an 1457, onze mai. La gelée emporta entièrement les vignes du Velay. Cette même année et dans le même mois la neige qui tomba en très grande quantité détruisit plusieurs arbres.

(témoin Pierre Bernard curé de Cussac)

(extrait du même registre)

N°7 - 1497

Le vent du midi souffla si impétueusement qu'il renversa las arbres même des forets, et la nuit suivante qui était la veille de la Ste Trinité il fit des éclairs et des tounerres qui effrayaient non seulement les hommes mais aussi les animaux.

(extrait du même registre)

N°8 - 1506

Le second prêtre à Cussac est un nommé M. Arnaud, vicaire qui a signé et rapporté comme témoin oculaire et présent le fait suivant :

L'an 1506, le 10 7bre le fleuve de la Loire fut très grand et causa plusieurs dommages dans tous les pays qu'il arrose. On ne l'a jamais vu aussi débordé ; il allait jusqu'au pré de Pierre Michel appelé le Breuil, qu'on appelle maintenant pré de Lafond de Pierre Graille de Malpas, il entrait dix brasses dans le champ de Mathieu Graille, appelé Ribaüto qui appartient maintenant aux Surrel ; il emmena le pont de Goudet et celui de Coubon. Plusieurs personnes s'y noyèrent. Je le rapporte comme y étant présent et témoin oculaire.

Arnaud vicaire de Cussac.

(extrait du même registre)

N°9 - 1556

Il fit une si grande sécheresse qu'on moissonna quinze jours avant St Jean. Une trousse de foin valait vingt cinq francs en ce pays de Cussac.

(extrait du même registre)

N°10 - 1578 et 1579

Une très grande peste régna en la ville du Puy et en plusieurs villages circonvoisins, Vals, à Espaly, à Mons, à Charentus, à Goudet, à Pradelles, au Monastier et en plusieurs autres endroits.

(extrait du même registre que l'on trouve chez M. Assezat Jean André, gendre Genestier)

N°11 - 1582 3 7bre

Le lundi 3 7bre avant midi le ruisseau de Cussac fut si débordé qu'il ruina neuf maisons ; il entra dans l'église en si grande quantité qu'il y avait d'eau jusqu'à la ceinture ; il emmenait de grandes pierres, ainsi que des arbres ; il fit ce jour là des éclairs et des tonnerres épouvantables. Ce même jour la rivière de la Gagne fut si débordée qu'elle emmena tous les prés et les champs qui y aboutissaient ; il y avait d'eau de la hauteur de trois hommes ; elle emmena aussi le pont de Chassilhac qui se trouve prés de l'endroit où cette rivière prend sa source.

(extrait du même registre)

N°12 - 1631

Quoique l'on ne puisse connaître au juste à quelle époque M. Cordat vicaire de Cussac, commença l'exercice de son ministère dans cette paroisse, ni à quelle époque il a finit, on peut dire cependant qu'il y a demeuré de 1631 jusqu'à 1648 par un recueil de cantiques composés, écrits et en grand partie signés de sa main. Ce manuscrit qui commence à la première de ces époques, et qui fini à la seconde et qui renferme des cantiques pour chacune des fêtes principalement de Noël de chaque année intermédiaire annonce un prêtre d'une certaine valeur poétique.

Pour que le lecteur puisse en juger voici textuellement copiée la relation assez curieuse d'un fait arrivé un jour du débordement de la Loire et rapporté par lui.

 

Crat quey ben en homme de lous meillours
Patiguait prou la meyta da quey jour
Per sourti sa cherbo de l'aygado
Et s'y bagna toute la piado.
 
Dindus n'aguait pas ton de courage
Comme sey aguait en da quel âge
L'yn voulien ben ana ajuda
Mais ayen pavour de se neja.
 
Lou proumé co que la tirait dey nay
Poutait ben a l'abro toutes sous fay
Mais sitôt que l'aguait pousade ati
L'aygo suguait presto per lou sourti.
 
Zey vitamen la pren à soun couoy
Et son ré dir la bouté pu louoy
Mais n'aguait pas sitôt spinchat en l'air
Que la chuguait pourt ay bord'ey couder.
 
Qu'on veguait que Leugy veni ta fouort
Zey tout en pavour fay en autres fouort
Et piqua d'une bravo coulèro
La trahïna son sou per la terre.
 
Jusqu'à la paret de la rèbeyro
Per la tira d'aquel auguo meurtreyro
Peuy diguait ey fleuve : mas fa pati
Mais praco, me la vendras pas gara ici.
 
Quon veguait qu'anav'estre gouba
Leyssa sous esclops et cour en va Cussac
Qu'on fuguait à la cimo de la prado
Que la veguait tout acatado.
 
Zey ques toujour esta en paou farceur
Diguait bé tout naou amays de boun cœur
Que poudi pas aver en pubey geaou
Que d'estre tourna prés de soun oustaou.
 
Lou paoure avé bé bien razon
Très minutes après buvi bé son sou
Zey tabé coumo toute sa cherbo
Auri bé couru quaouqua caverne.
 
Vun que viguait tout aquel affayre
Disi toujour qu'a co n'ero gayre
Persoqué crési qué soungeavo
A toutes comm'un songe vou contaro.
 
Qu'on l'y aguèroun di qu'aco èro vray
S'en vay ta confus comme l'ou gray
Qu 'après aver tomba soun froumage
N'aguait ré q'uno leycou per gage.
 
S'en cour tout triste cair soun esparvier
D'arriey son tiou stache en pagnier
Passo vitamen va lous pras dey gas
Et ton que poudi cour que couriras.
 
Cresi qu'ayen prés toutes lous peyssous
Spinchavo si n'ayen pas de plens mouchadous
Encaro ton qu'ayi de pavour d'éstre vis
S'escondi d'aries lou mur dous chamis.
 
Zey n'en vouli fouorças arrapat
Mais Leugy vaguait tout endavalat
N'en pringuait mé cinq ou seys estoufas
Bien petios amays toute escourgeas.
 
Aquous qué vagueyroun tout vis
Mon counteyroun en qualita d'amis
Mais crainto de facha nousté péchayre
Chastu fuguait secret et diguayt guayre.
 
Jou vous counte à queste fé
Per vous dir que qu'on Leugy vé ta bé
En homme rarement vé sa beno
De bouono pecho touta pleno.
N°13 - 3 août 1632

Le 3em prêtre que l'on connaisse à Cussac fut M. Obrier 2em curé dont on trouve le récit d'un événement dont la teneur suit :

L'an 1632 le 3 août après midi le ruisseau de Cussac fut extrêmement grand ; les pierres qu'il roulait en abondance fermèrent son cour ordinaire et le firent verser proche de la maison de Laurent Floris, tisserand ; il ravagea sept maisons et emmena la croix du Chantier ; il entra dans l'église en grande quantité ; il ruina les champs et les emmena jusqu'à la Prade. Ce même jour la grêle fit beaucoup de mal en plusieurs endroits.

Obrier curé.

(extrait du même registre)

N°14 - 11b juillet 1678

Une pluie torrentielle tomba en si grande quantité et avec tant d'impétuosité pendant environ l'espace d'une heure qu'elle ravagea tout ce pays, surtout les villages de Cussac et de Malpas où elle gâta tous les labours. Le ruisseau de Cussac était sorti de son lit ordinaire ; les pierres qu'il roulait obstruèrent son passage et le firent déborder dans tout le village qu'il bouleversa tellement que le lendemain on ne reconnut plus aucun vestiges des chemins ordinaires ; il ruina 4 maisons, principalement celle de Jean Eynac qui abandonna le plan de la sienne et alla se bâtir une cabane dans son verger. L'eau emmena deux filles de Vital Gory, les passa par le cimetière ; l'une se garantit par les branches d'un noyer du jardin de la cure, l'autre fut noyée. Cette eau était si infecte que ceux qui la touchaient ne pouvaient se remuer. Cela arriva à minuit.

(extrait du même registre)

N°15 - 1679

Le fleuve de la Loire déborda tellement qu'il entra deux brasses dans le pré de la cure, appelé pra d'elgas. et menait du bois en très grande quantité et déracinait tous les arbres qui se trouvaient à son passage. A son décroissement, il laissa le rivage tout couvert du bois qu'il avait arraché et traîné dans son cour.

(extrait du même registre)

N°16 - 1680

Liste des pénitents et pénitentes de la confrérie de St Sacrement, au nombre de quatre-vingt.

Malheureusement ces listes n'ont pas la date du mois. Ont peut conclure delà cependant que la confrérie du St Sacrement a été établie dans l'église de Cussac avant cette époque.

(Extrait de la note que M. Michel curé m'avait communiquée)

Signé Ruat

N°18 - 1685

Le R.P Jean Louis Bernard religieux de St Dominique érige la confrérie du St Rosaire dans l'église de Cussac. Le procès verbal de cette érection est consigné dans un manuscrit signé de M. Antoine Belut, curé et des marguilliers de l'église. On trouve ce manuscrit aux archives du presbytère de Cussac.

Je dois mes hommages à M. Michel curé de Cussac de m'avoir communiqué la note qu'il en avait pris lui-même.

Signé Ruat.

N°19 - 25 janvier 1730

Mort de M. Belut Antoine, 3eme curé de Cussac on ne connaît point la date de sa naissance, ni la prise de possession de la cure de Cussac.

(extrait de la note de M. Michel)

N°20 - 25 janvier 1730

Il est tout probable que M. Fabre 4em curé de l'église de Cussac prit titulairement la direction de cette église vers cette époque puisqu'il a signé l'acte de décès de M. Antoine Belut, son prédécesseur comme curé commis. Il n'aurait gouverné l'église de Cussac qu'environ un an.

(extrait des registres des archives de la mairie)

N°21 - mai 1731

Messire Breysse Antoine, natif de la Chapelle Grilhouse, diocèse de Viviers succède à M. Fabre dans le courant de mai et ne serait que le 5eme curé connu de Cussac. Il gouverna cette paroisse jusqu'au 2 juin de l'année 1780 jour de sa mort.

N°22 - 1749

Le 9 juin jour de mardi environ les dix heures du matin, et jusqu'au midi tomba de la neige au Velay, au Gévaudan en Auvergne et partout le Forés jusqu'au rivage grande quantité, qui tomba par terre, tous les bleds de seigle et froment ce qui causa qu'on a bien peu cueilli et dans le mois e juillet pendant deux ou trois fois tomba si grande quantité de grêle et de grosse pluie qu'il ruina plusieurs paroisses surtout celle de Cussac par inondation des eaux qui en a détruit plusieurs maisons et vignes et terre ce qui causa que le bled dans le mois d'avout commença à estre bien cher que le blé de seigle voulait jusque à trois livres quinze sols la quarton et le froment quatre livres.

Signé Chouvy.

(extrait d'un manuscrit trouvé chez M. Assezat Jean André gendre Genestier de Cussac)

N°23

du 26 janvier 1747 au 1 janvier 1751

L'homme le plus ancien mort dans cette période est Claude Pelade de Tarreyres décédé le 15 juillet 1749 à l'âge de 80 ans.

(extrait du registre des décès)

N°24

La femme la plus ancienne morte dans cette même période est Jeanne Boyer, veuve de Jean Barre de Cussac, décédée le 30 juillet 1748 à l'âge de 70 ans.

(extrait du registre des décès)

N°25 - 4 mars 1750

André Verdier, originaire et habitant de Malpas est mort d'un coup de fusil.

(extrait du même registre)

N°26 - 2 août 1750

Marie Teyssier, originaire de Malhac, paroisse de St Martin de Fugères se noya à une planche prés du Monastier, venant d'y entendre la messe et fut trouvée le 30 du même mois à la Planche prés de la maison dans la côte de Cussac.

Signé Boyer curé.

(extrait du registre des décès)

N°27 - 13 mai 1752

L'homme le plus ancien, mort de 1751 à 1761 est Pierre Allemand, de Tarreyres décédé le 13 mai 1752 à l'âge de 90 ans.

(extrait du même registre)

N°28

La femme la plus ancienne morte du 1er janvier 1751 au 1er janvier 1761 est Jeanne Garnaud de Cussac décédée le 28 xbre 1757 à l'âge de 95 ans.

(extrait du même registre)

N°29 - 4 février 1756

Simon Reymond de Cussac âgé de 25 ans, revenant de la foire de Notre Dame de février du Puy, a été trouvé mort sur la côte de Cussac au-dessus du chemin à l'endroit appelé la Berche.

(extrait du registre des décès)

N°30 - 26 juillet 1757

Louis Grandier, natif d'Onzillon, paroisse de Chadron, employé comme bouvier au moulin de Cussac, s'est noyé au gouffre du Chambon vers les 9 heures du matin et a été enterré au cimetière de Cussac.

(extrait du même registre)

N°31 - 28 8bre 1759

Naissance de M. Jouve Simon, prêtre, mort à St Etienne (Loire) le 10 avril 1836 à l'âge de 77 ans.

(Il est dit qu'il fut envoyé à St Christophe sur Dolaison comme curé de la nation ; mais que n'ayant pu s'y soutenir pour avoir engagé les patriotes à ne faire aucun mal à personne, il fut forcé de revenir à Cussac demander asile et protection à ses parents qui le repoussèrent odieusement. Alors il s'expatria et souffrit beaucoup jusqu'au moment où il se retira et où il obtint un poste dans le diocèse de Lyon (note de rédacteur))

N°32 - 9 mai 1763

Vidal Romieu du village d'Escublac paroisse de St Haon meurt subitement à Tarreyres, village de la paroisse de Cussac.

(extrait du registre des décès)

N°33 - 23 9bre 1763

L'homme le plus vieux mort du 1er janvier 1761 au 1er janvier 1771 est Antoine Rome de Malpas décédé le 9 mai 1769 à l'âge de 90 ans.

(extrait du registre des décès)

N°34 - 28 avril 1765

A été tué à Malpas sur le soir André Veysseyre de Cussac à l'âge d'environ 25 ans. La justice a procédé le 29 et il a été inhumé le 30 du dit au cimetière de Cussac.

(extrait du registre des décès)

N°35 - 5 août 1765

La femme la plus ancienne morte du 1er janvier 1761 au 1er janvier 1771 est Anne Eynac de Cussac décédée à l'âge de 103 ans.

(extrait du même registre)

N°36 - 23 xbre 1770

A été inhumé au cimetière de Cussac M. Claude Maurin Breynand, procureur au sénéchal et présidial de la ville du Puy, âgé d'environ 30 ans, ayant été trouvé mort ) la Berche ou côte de Cussac, et ayant resté perdu depuis le 20 du courant.

(extrait du registre des décès). Un fait semblable arriva le 4 février 1756.

N°37 - 28 xbre 1773

Il est dit dans un registre des archives de la commune de Cussac, que la petite cloche de Cussac fut fondue à Coubon avec la grande cloche du dit Coubon le 28 xbre 1773, et ne fut bénite que le 18 juin 1775 par nous curé de Cussac à cause des oppositions qui se sont levées entre certains paroissiens contre toute la paroisse qui ne voulaient rien payer mais ils ont été condamnés à (mot illisible) donné à payer au prorata de leurs biens.

(extrait du registre des naissances de 1779)

N°38 - 2 juin 1780

Messire Antoine Breysse, curé de Cussac meurt à l'âge d'environ 80. Son décès est écrit dans le registre de cette paroisse par M. Juliard, curé de St Christophe sur Dolaison, a été également signé de M. Mathieu Solvery, curé de Solignac, de Joseph Buisson vicaire de Chadron, de Jean Pierre Meynier de la Faye, vicaire de Coubon, de Pierre Marcon, vicaire de Solignac, Jean Claude Malégue vicaire de St Christophe sur Dolaison.

(extrait du registre des décès)

N° 39 - 18 juin 1780 ou peu avant

Messire Bonnet Marc, natif de la Chapelle Grillouse, diocèse de Vivier neveu et successeur de M. Breysse, pris la direction de la paroisse de Cussac qu'il gouverna, dit la tradition, avec zèle, charité et piété.

(extrait du même registre)

N° 40 - 30 7bre 1782

La femme la plus âgée morte du 1er janvier 1781 au 1er janvier 1791 est Catherine Petit-Clair de la Planche décédée le 30 7bre 1782 à l'âge de 85 ans.

(extrait du registre des décès)

N°41 - 23 février 1785

Le 23 février a été enterré au cimetière de Cussac, Marie Soulier de la Rochette, âgée d'environ 5 ans, qui s'était noyée le 31 xbre 1784 et fut trouvée prés des Farges.

(extrait du registre des décès)

N°42 - 4 7bre 1785

Il s'est noyé un homme de la paroisse de Laussonne dont le nom est inconnu, âgé d'environ 25 ans et a été inhumé au cimetière de Cussac après que la justice et procédé.

(extrait du même)

N°43 - 30 7bre 1785

A été enterré au cimetière de Cussac Pierre Boyer dit Lousoudard qui se tua en venant du Puy à la Berche où côte de Cussac et fut inhumé après que la justice eut procédé.

(extrait du registre des décès)

des faits semblables ont eu lieu les 4 février 1756 et 23 xbre 1770, note du rédacteur.

N°44 - 17 janvier 1786

Antoine Allirol, âgé d'environ 40 ans et Jean Delfis aussi âgé de 40 ans, tous deux habitants de Malpas se sont noyés en passant la Loire au hameau de la Planche commune de Cussac.

(extrait du même)

N°45 - 27 7bre 1788

L'homme le plus âgé mort du 1er janvier 1781 au 1er janvier 1791 fut André Gory de Miousset décédé à 85 ans.

(extrait du registre des décès)

N°46 - 3 9bre 1788

Le sieur Bonneton, André de Tarreyres est mort subitement au Puy où il était pour la foire de la Toussaint ; il a été porté et enterré au cimetière de Cussac.

(extrait du registre des décès)

N°47 - 1879

Le chiffre de la population de la commune s'élevait à 665 habitants. C'est dans un tout petit livre dont le titre et la date de l'impression avaient disparu qu'a été trouvé le chiffre de cette population.

N° 48 - 29 xbre 1789

Messire Marc, Bonnet, natif de la Chapelle Grilhouse, diocèse de Vivier, neveu et successeur de M. Breysse, curé de Cussac est décédé à l'âge d'environ 60 ans, après avoir gouverné l'espace de 8 ans et demi seulement la paroisse de Cussac.

Sons décès est constaté sur les registres par la signature de messire Mathieu Solvery, curé de Solignac, Jacques Buisson, curé de Chadron, Jean Pierre Johanny, curé de Coubon, Véron vicaire, Aulagné vicaire, Belut prêtre, Allemand vicaire et Nogier prêtre.

N°49 - 1790

Messire Pouderoux André, natif de Vourzac, paroisse de Sansac l'Eglise, parent de M. Bonnet, reçoit la direction de la paroisse de Cussac des mains de ce dernier qui lui en fait la résignation vers la fin de décembre 1789. La première pièce que l'on trouve de M. Pouderoux est une naissance du 16 janvier 1790 ; il aura donc gouverné l'église de Cussac jusqu'au 8 avril 1805 jour de sa mort.

N°50 - 2 7bre 1791

Le 2 7bre s'est noyé Louis Boyer, époux de Thérèse Bonnet dit Lareste, à la caverne du rocher dit Ronc Belhy, prés des Farges, sur la paroisse de Coubon, à l'âge d'environ 60 ans, et a été inhumé le 4 ; la vérification du cadavre étant faite par M. Boudinghon avoué et nous autorisé par M. le Curé de Coubon a l'inhumer dans le cimetière de Cussac.

(extrait du registre des décès)

N°51 - 7 7bre 1791

Supplique adressée au directoire par les habitants de Cussac, pour obtenir l'autorisation d'exercer le culte religieux dans la chapelle de St Blaise que les habitants avaient choisie pour cet effet.

Suit la demande :

Les habitants de la paroisse de Cussac, canton de Solignac, pour le maintien de la tranquillité publique et pour jouir de la liberté qui leur est accordée par la loi, prient M. les administrateurs de la Haute Loire de les autoriser à faire faire le service divin dans la chapelle de St Blaise que les habitants ont choisie pour cet effet ;

Et on signés, Belut maire, Chouvy officier municipal, Genestier procureur de la commune, Veysseyre Chouvy M. Jouve nous ci dessus signés commissaires au nom de la plus grande partie de la paroisse.

Note sur la chapelle de St Blaise :

La chapelle de St Blaise qui avait appartenu anciennement aux Chevaliers de Malthe selon une tradition accrédité dans le pays, est bâtie sur une roche granitique, mouillée par les eaux de la Loire. On l'appelait le Prieuré de St Blaise de Gouzac. On croit que le Prieur était le doyen du chapitre de Notre Dame du Puy. Le dernier prieur a été M. de Lafont.

Cette chapelle, les autres bâtiments et le domaine qui en dépendent appartiennent aujourd'hui à M. Bertrand Joseph. (1859 Ruat)

N°52 - 24 7bre 1791

Autorisation fut accordée aux habitants de Cussac d'exercer le culte religieux dans la chapelle de St Blaise conformément à leur supplique du 7 7bre courant dans les termes ci parés :

Vu l'exposé ci dessus, le procureur général, le directoire du département arrête que sur le frontispice de la chapelle accordée aux exposants, il sera placé l'inscription suivante :

Culte Religieux

Paix et Liberté

Sera au surplus l'arrêté du 7 de ce mois exécuté en ce qui concerne les exposants suivant la forme et la teneur.

M. Roche de Pouzols, vice-président, Galle, Montredon, Richard administrateur, de Vissaguet P.J syndic, Rousset S.G.

N°53 - 27 7bre 1791

L'homme le plus ancien mort du 1er janvier 1791 au 1er janvier 1801 est Jean Vignessoulle de Cussac décédé le 27 7bre 1791 à l'âge de 80 ans.

N°50 - 4 mai 1792

A été inhumé dans le cimetière e Cussac un inconnu découvert sur les ries de la Loire prés du hameau de la Planche, on suppose qu'il s'était noyé. Le cadavre avait été découvert trois jours auparavant et l'inhumation ne fut faite qu'après la réquisition du juge de paix de Solignac et la vérification faite par le chirurgien du dit Solignac ; il paraissait âgé de 10 à 12 ans.

(extrait du registre des décès)

N°55 - 21 avril1793

M. Genestier, Jean Antoine, originaire et habitant du lieu et commune de Cussac est nommé maire de cette commune.

(extrait du registre de l'état civil)

N°56 - 3 8bre 1795

3 8bre jour de samedi vers les 3 et 4 heures du soir, le fleuve de la Loire déborda si fort que les eaux allaient jusqu'au prés de M. Bertrand, appelé le Breuil ; elles s'étendaient presque dans toute la Prade et montaient jusqu'au sommet de la croix du communal appelé la Ribeyro ; un arbre qui vient heurter contre cette croix de pierre, la fit tomber et les eaux emportèrent le fut, sans qu'on ait put le trouver.

L'eau allait à la rigole supérieure des prés Delgas, qui sert pour l'irrigation des prés du domaine de St Blaise. A Goudet le pont fut emporté ainsi que plusieurs maisons et six vaches.

A la Planche le fleuve changea de lit, il abandonna le verger de Pierre Borel qu'il avait précédemment emporté presque tout entier et pris son cour du côté des prés de Solignac qu'il ruinés en grande partie principalement le pré de Jean Pierre Jouve de Cussac, appelé Pras Courbat.

Les arbres qui existaient alors en grand nombre sur les rives de ce fleuve et ceux qu'il avait déracinés et entraîné de plus haut, s'entrelaçaient ensemble et formaient une espèce de digue qui semblait d'abord résister à la force des eaux ; Mais cette résistance était bien faible et de bien courte durée ;

On voyait tout à coup les arbres tomber avec fracas et rapidité pour grossir l'amas de bois que le fleuve traînait ; rien ne pouvait résister à la force des eaux, jointe à celle du bois dont la surface entière était couverte.

On y voyait non seulement des arbres déracinés ou coupés, mais encore des arbres équarris, des crèches entières qui traînaient leurs chaînes de fer, des armoires et garde robes qu'on voyait tourbillonner au milieu de la Prade.

A Coubon il emmena la maison de Jean André Gory dit l'Auvergnat, à Brives il entraîna quatre maisons où plusieurs personnes se noyèrent.

(extrait d'un manuscrit que l'on trouve chez M. Assezat Jean André de Cussac)

N°57 - 24 juillet 1797

La femme la plus ancienne morte du 1er janvier 1791 au 1er janvier 1801 est Jeanne Marie Rocher de Tarreyres décédée le 24 juillet 1797 à l'âge de 80 ans.

(extrait du registre des décès)

N°58 - 28 floréal An 10 (1802)

Le sieur Breuil, Jean de Veneyres, âgé de 60 ans est trouvé noyé dans les eaux de la Gagne.

(extrait du même)

N°59 - 19 germinal An 13 (8 avril 1805)

Mort de M. Pouderoux, André, de Cussac à l'âge de 60 ans environ.

(extrait du même)

N°60 - 19 germinal An 13 (8 avril 1805)

Monsieur Belut Antoine, né à Cussac, en 1745 succède à monsieur Pouderoux dont il était vicaire.

N°61 20 prérial An 13 (9 mai 1805)

Sur la route N°88 du Puy à Toulouse, à Tarreyres village de la commune de Cussac, a été trouvé mort un inconnu paraissant âgé d'environ 50 ans.

(extrait du registre des décès)

N°62 - 2 floréal An 13 (1805)

Valentin Jean Pierre du Petit Paris commune de Mouselgues, (Ardèche) meurt subitement dans l'auberge de M. Aulagnier à Tarreyres.

(extrait du registre des décès)

N°63 - 17 fructidor An 13 51805)

Monsieur Genestier, Antoine, natif de Cussac et alors maire de cette commune meurt à l'âge de 50 ans après avoir administré la commune avec une impartialité et une habileté qui surent lui attirer l'estime de tout le monde.

N°64 - 1805

Dans le courant du mois d'octobre1805 M. Belut, Félix, originaire et habitant du moulin de la Crotte est nommé maire de la commune de Cussac en remplacement de M. Genestier décédé.

N°65 - 4 mars 1807

La femme la plus ancienne morte du 1er janvier 1801 au 1er janvier 1811 est Anne Marie Chouvy, originaire du lieu de Veneyres, femme de M. Ferret du Puy, décédée au dit Veneyres à l'âge de 80 ans.

N°66 - 11 mars 1808

Veysseyre, Jacques, de Cussac revenant du Puy et s'étant égaré pendant la nuit, tombe au lieu appelé la Berche et trouve la mort dans sa chute. Ce lieu est accidenté par un précipice d'une hauteur d'environ 30 mètres.

N°67 - 11 juillet 1810

L'homme le plus ancien mort dans la période du 1er janvier 1801 au premier janvier 1811 est Michel Lashermes de Tarreyres, décédé à l'âge de 86 ans.

N°68 - 18 8bre 1810

Lashermes, Jean André, de Cussac, revenant du Puy, un peu dans la nuit s'égare et tombe au lieu dit la Berche où il trouve la mort à l'âge de 40 ans.

Le même malheur était arrivé en 1808 dans des circonstances semblables.

N°69

Vers la fin du mois décembre 1809 ou le 1er janvier 1810, M. Jean Antoine Bonneton originaire et habitant du village de Tarreyres, commune de Cussac est nommé maire de cette commune en remplacement de M. Félix Belut.

N°70 - 1811

Pendant tout le cour de cette année M. Genestier Jean Pierre, originaire et habitant de Cussac a rempli la fonction d'administrateur municipal de la commune de Cussac, sous le titre d'officier de l'état civil, comme il résulte des registres municipaux.

N°71 - 5 7bre 1812

Pays, Rose originaire du lieu et commune de Chadrac et âgée de 14 ans gardait les vaches de son oncle Lashermes André, une des vaches étant allée paître dans un champ voisin et vue de loin par le propriétaire du champ qui crie au dommage. Rose court vers la vache et voulant arriver plus promptement, elle escalade une muraille, s'accroche à une grosse pierre qui ne pouvant la soutenir s'ébranle, tombe et écrase dans sa chute la tête de la jeune fille.

N°72 - 16 mai 1814

Dans la maison de Pierre Pouderoux de Tarreyres, est mort un prisonnier de guerre se disant de Hongrie et dont on ne savait pas le nom.

(extrait du registre des décès)

N°73 - 24 mars 1815

Mort de M. Belut Antoine curé de Cussac, après avoir exercé les fonctions sacerdotales avec dignité et distinction pendant l'espace de dix ans.

(extrait du registre des décès)

N°74 - 24 xbre 1814

L'homme le plus ancien mort du 1er janvier 1811 au 1er janvier 1821 est M ? Belut Félix, originaire de Cussac décédé à l 'âge de 85 ans.

N°75 - 3 7bre 1818

La femme la plus avancée en âge morte depuis le 1er janvier 1811 au 1er janvier 1821 est Jeanne Pouderoux de Malpas décédée à l'âge de 80 ans.

N°76 - 14 7bre 1821 voir le N°77

Monsieur Bonneton, Jean Antoine, maire de la commune de Cussac, reçoit le serment que devait prêter M. Belut Jean Jacques, maintenu aux fonctions d'adjoint par arrêté de M. le préfet du 20 juillet de la même année.

 

N°77

Ce N° doit être placé à la place du 75°

10 août 1818

le ruisseau qui passe au milieu de Cussac se déborde à la suite d'un orage et devint si fort qu'il envahit tout le village, sorti de son lit, rempli les maisons de ses eaux, y laissa beaucoup d'alluvions et entraîna dans son courant la paire de bœufs de M. Boyer Jean Pierre dit Jounet.

A droite et à gauche du ruisseau une grande partie des prés au-dessous du village furent couverts de graviers et de terre marneuse en sorte que les dégâts furent presque incalculables. Toute la récolte qui se trouvait dans les granges à souffert de grandes eaux. Plusieurs propriétaires furent obligés de sortir le foin des granges pour le faire sécher.

N°78 - 27 mars 1822

Belut Amable, de Cussac, revenant du Puy, le jour de la foire de Notre Dame un peu avant la nuit, s'égare du chemin est tombe du haut des rochers, appelés la Berche d'une hauteur d'environ 30 mètres, son cadavre ne fut trouvé que trois jours après.

Même accident en 1808, en 1810.

N°79 - 1824

Dans la statistique de M. Deribier page 310 on trouve :

Cussac succursale située dans un petit vallon fertile, sur la rive gauche de la Loire a une population de 487 habitants et une surface de 910 arpents métriques.

Le département de la Haute Loire donnait alors une surface de 1 hectare 79a par habitant ; le canton de Solignac une surface de 2 hectares 49a, et la commune de Cussac une surface de 2 hectares 1a, d'après ces données la commune de Cussac était plus peuplée et partant moins riche que la généralité du département de 22 centiares par habitants et plus riche que la généralité cantonale de 48 centiares.

N°80 - 13 août 1825

La femme la plus avancée en âge morte depuis le 1er janvier 1821 au 1er janvier 1831, a été Marie Chouvy, de Cussac, décédée le 25 9bre 1825 à l'âge de 78 ans.

(extrait du registre des décès)

N°81 13 août 1827

L'homme qui a atteint l'âge le plus avancé et qui est mort conséquemment le plus vieux du 1er janvier 1821 au 1er janvier 1831 est Jean Pierre Jouve décédé à l'âge de 83 ans.

(extrait du registre des décès)

N°82 - 4 février 1828

Etienne, Ebrard, du lieu de Jagonas, commune de Rauret, canton de Pradelles, meurt subitement entre les bras de son fils, Claude Ebrard, sur la route du Puy aux environs de Tarreyres vers les huit heures du matin.

N°83 - 19 mars 1829

Monsieur Veron, Pierre, né en 1742 à Lioutaud commune de St Martin de Fugères curé de Cussac, meurt à l'âge de 87 ans après avoir administré la paroisse l'espace de 11 ans.

N°84 - 30 9bre 1829

Rénovation de la confrérie du St Rosaire dans l'église de Cussac par M. Montpeyroux. Cette confrérie avait été établie dans l'église de Cussac l'an 1685 et avait pour objet la récitation du chapelet par les personnes des deux sexes.

(extrait des archives de l'église de Cussac)

N°85 - 28 août 1833

Monsieur Chouvy Jean Vital, né à Malpas le 19 9bre 1749, carme, docteur en théologie et professeur d'histoire ecclésiastique de l'Académie de Lyon, lègue à la fabrique de Cussac pour l'entretint de l'huile de la lampe de l'église une rente annuelle et perpétuelle de 50 francs, cette rente est desservie par Jean Jacques Belut ou ses héritiers du moulin de la Crotte, commune de Cussac moyennant une somme de mille francs en principal hypothèque par le sieur Belut sur un pré appelé prés du bois. L'acte est déposé aux archives de l'église de Cussac.

N°86 - 26 avril 1837

La femme qui a atteint l'âge le plus avancé et qui par conséquent est morte la plus veille dans la période du 1er janvier 1831 au 1er janvier 1841 est Marie Boyer décédée le 26 avril 1837 à l'âge de 78 ans.

(extrait du registre des décès)

N°87 - 10 juillet 1837

La grêle tombe dans la commune de Cussac, mais heureusement les dégâts n'en sont pas très considérables, la perte n'était évaluée qu'a la somme de 1448 francs. Les 11, 12, et 13 du même ce météore frappe de ces ravages 34 communes du département.

N°88 - 14 mai 1838

L'homme le plus ancien mort du 1er janvier 1831 au 1er janvier 1841 est Pierre Pouderoux, cultivateur, du village de Tarreyres, mort le 14 mai 1838 à l'âge de 88 ans.

(extrait du registre des décès)

N°89 - 24 juin 1838

La grêle tombe dans la commune de Cussac, onze mois et demi après une précédente. Il est à remarquer que phénomène destructeur ne sévis pas souvent sur la commune ; le préservatif en pourrait être attribué à deux causes principales : 1e il existe toujours le long des eaux un courant d'air : ce courant prend sa source ou du côté de St Blaise ou du côté de la Planche entre les côtes des bois et Solignac et le monticule de la Fare. De quelque côté qu'il naisse il reflue toujours le long du ruisseau de la Gagne et s'élevant en forme de pyramide il chasse les nuages et les jette au nord du territoire de Cussac, de Veneyres et d'une partie de Tarreyres. Rarement on voit ce fléau sévir sur le territoire de la Planche. 2e la montagne appelée la Garde de Talobre que l'on voit à l'ouest de la commune de Cussac, diviserait les orages qui se dirigeant le plus souvent du nord ouest au nord et seraient renvoyés au delà du territoire où n'y causeraient que de légers dommages.

N°90 - 15 xbre 1836

Confection du cadastre.

Les résultats généraux sont :

1er plan parcellaire tu territoire de la commune ;

2e états des sections ;

3e procès verbal de délimitation ;

4e procès verbal de classification ;

5e matrice cadastrale.

N°91 - 22 juin 1839

Le sieur Pouderoux Jean André et dame Ursule Tolance son épouse, propriétaires cultivateurs habitant le village de Tarreyres commune de Cussac sont écrasés dans leur lit par la voûte de la cuisine de leur maison qui s'écroule dans la nuit du 21 au 22 juin.

Le sieur Pouderoux était âgé de 42 ans et sa dame Tolance de 32.

N°92 - 16 mars 1840

M. Montpeyroux Jean Pierre, originaire de St Martin de Fugères, curé de Cussac meurt à l'âge de 53 ans et six mois en odeur de grande sainteté.

N°93 - 26 mars 1840

M. Michel, Jacques Vital Victor, né au Monastier le 27 9bre 1801, ordonné prêtre le 20 mai 1826, est nommé curé de Cussac en remplacement de monsieur Montpeyroux décédé.

N°94 - 14 août 1840

Un bel autel en marbre blanc et à panneaux roussâtres de l'atelier de Mme veuve Lamothe à St Etienne Loire est placé dans l'église de Cussac et le montant en est payé au moyen de fonds que le gouvernement avait accordé à la demande de M. Bertrand Joseph, ancien député de la Haute Loire.

N°95 - 1841

Construire et réparé en entier le presbytère de Cussac ont été pour plusieurs ouvriers l'ouvrage de trois ans. Ces travaux ont été dirigés et surveillés par M. Michel, curé et les dépenses en ont été payées au moyen des centimes votés par le conseil municipal dans ses séances du 17 mai 1840 et 13 mai 1841.

N°96 - 6 juin 1941

La congrégation de la Ste Vierge des filles a été établie dans l'église de Cussac par M. Michel Vital Victor, curé. Cette congrégation a pour objet de consacrer d'une manière plus spéciale les filles qui en font partie à la mère de Dieu.

N°97 - 1842

Une chair de prédication et une table de communion en bois de noyer de la fabrique du sieur Bleu ébéniste du Puy, sont posée dans l'église de Cussac et les frais en sont payés par M. Michel, curé, au moyen de fonds qui lui avaient été donné pour cet effet.

N°98 - 18 juin 1842

La femme la plus avancée en âge morte dans la période du 1er janvier 1841 au 1er janvier 1851, est Claudine Merle, de Tarreyres, décédée à l'âge de 82 ans.

N°99 - 2 8bre 1842

La congrégation des filles de la paroisse de Cussac a été agrégée à la congrégation de Rome par un rescrit signé Jean Roothaan, général préposé à la confrérie de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie.

N°100 - 17 9bre 1842

Monseigneur Darcimoles, évêque du Puy visite et approuve le rescrit, signé Jean Roothaan qui agrégeait la confrérie des filles à l'Immaculée Conception de la Vierge Marie de Cussac à la congrégation de Rome.

N°101 - 17 avril 1844

Le sieur Mathieu Léonard entrepreneur des travaux d'entretien de la route N°88 du Puy à Toulouse, est autorisé par arrêté préfectoral à exploiter la carrière du sieur Rome, Florentin de Malpas.

N°102 - 6 juin 1844

Arrêté de M. le préfet autorisant la commune de Cussac a céder à titre d'échange aux demoiselles Veysseyre et Buge, sœurs du tiers ordre de St Dominique, la parcelle de terrain communal indiqué dans le procès verbal de monsieur Rouillard, architecte et Vignessoule expert en date du 5 juin courant, et a recevoir en contre échange la portion de leur jardin avec la soulte de 34 francs, 30 centimes, forment la différence de la valeur du terrain.

N°103 - 26 mars 1845

Belut, Amable, fils d'un autre du même nom, de Cussac, est trouvé mort au-dessous des rochers appelés la Berche, à 23 ans d'intervalle l'un de l'autre, et le même jour de foire, le fils trouve la mort a la même place où avait péri le père.

Le même événement déplorable est arrivé en 1808, 1810, et 1822.

N°104 - 15 avril 1845

Veysseyre, Pierre, de Cussac introduit le premier dans la commune la culture de la carotte blanche champêtre à collet vert, et cette culture s'est grandement augmentée depuis.

 N°105 - 1er juin 1843

(ce numéro n'a été recueilli qu'après les précédents)

La reconstruction de la sacristie de Cussac, commencée le 1er juin fut finie à la fin de juillet les travaux furent surveillés et dirigés par M. Michel, curé, et exécutés par le sieur Chouvy, André, maçon de Cussac et les dépenses en furent payées au moyen des fonds que le gouvernement accorda à la demande de M. Richon député de la Haute Loire.

N°106 - 1845

Dans le mois de mai a été commencé la maison d'école de Cussac qui sert aussi de mairie.

N°107 - 6 xbre 1845

Monsieur Renard, Victor, né à Tence en 1818, vicaire de Cussac, meurt à Cussac où il est enterré, à l'âge de 27 ans, emportant avec lui l'estime des habitants qu'il avait su gagner par une conduite vraiment sacerdotale.

N°108 - 8 août 1846

Recensement de la population.

L'état nominatif de la commune de Cussac donne une population de :

119 garçons ;

150 filles ;

80 hommes mariés ;

80 femmes mariées ;

13 veufs ;

20 veuves ;

Total 462 habitants

N°109 - 16 août 1846

Les électeurs de la commune de Cussac appelés à procéder au renouvellement triennal des membres du conseil municipal ont donné à Monsieur :

Bonneton Jean Louis 32 voix ;

Belut Jean André 32 voix ;

Pharisier Jean Pierre 30 voix ;

Assezat Baptiste 25 voix ;

Allemand Jean Pierre 23 voix ;

Par ce nombre de voix les sus dénommés ont été proclamés membre du conseil municipal.

N°110 - 17 et 21 8bre 1846

La Gagne et le ruisseau de Cussac débordent et causent des ravages affreux. Les ravages de la Loire furent de peu d'importance, son parcours dans la commune étant très court ; les dégâts peuvent s'élever tout au plus à trois ou quatre cents francs. Ceux que produisit le ruisseaux de Cussac furent beaucoup plus grands quoique son parcours ne soit pas plus long que celui de la Loire, ils peuvent s'élever à trois mille francs et ceux de la Gagne s'élèvent à quinze mille.

N°111 - 27 février 1847

Sur la proposition de M. le maire M. le préfet crée un bureau de bienfaisance à Cussac.

Les membres au nombre de cinq sont :

M. le maire, M. le curé et trois membres du conseil municipal pris dans l'ordre du tableau.

N°112 - 27 juin 1847

Monsieur Bonneton, Jean Louis, propriétaire cultivateur domicilié au hameau de Tarreyres, commune de Cussac, lègue par testament à la commune une somme de 700 francs pour les pauvres.

(extrait des archives de la mairie)

N°113 - 21 mars 1848

Nomination de M. Bonneton, Jean Louis propriétaire à Tarreyres, aux fonctions de maire de la commune de Cussac et de M. Belut Jean Augustin propriétaire à Cussac à celles d'adjoint.

N°113bis - 29 avril 1847

M. le préfet arrête d'office le classement des chemins vicinaux aux nombres de 6.

N°114 - 13 juin 1848

Barre, Mariette, âgée de 35 ans, épouse Troubat d'Orzilhac, commune de Coubon, était originaire de Cussac où elle avait ses parents qu'elle était venue voir. En s'en retournant de Cussac à Orzilhac elle voulut traverser la Loire ; Gory Anne Marie, âgée de 23 ans, de Cussac, lui passe le bateau en face du village appelé la Planche de Cussac, le bateau fait de l'eau et toutes deux coulent à fond en poussant des cris lamentables. Elles sont entendues par des gens qui les voyaient déjà et qui s'empressèrent de venir à leur secours ; mais quand on les retira de l'eau elles avaient cessé de vivre.

N°115 - 7 8bre 1848

Lashermes, Jeanne Marie, épouse de Gory Mathieu de Cussac, se laisse tomber d'un arbre où elle ramassait de la feuille et meurt après quelques heures de souffrances.

Voir au N°141

N°116 - 12 mai 1850

Monsieur Chouvy, Jean Vital, né à Malpas le 7 août 1778 donne à la fabrique de l'église de Cussac, par son testament du 12 mai 1850 la moitié d'un champ appelé champ de la croix contenant 13a, 35 centiares, d'un revenu de 18 à 20 francs pour l'entretient de l'église.

(extrait des archives de l'église)

N°117 - 14 juillet 1850

Chabanes, Hyppolyte, cabaretier à Taulhac, se noie en face de Cussac en traversant la Loire. Il était âgé de 34 ans.

N°118 - 29 février 1852

Les électeurs de la commune de Cussac convoqués par arrêté de M. le préfet en date du 16 février à l'effet d'élire un député au corps législatif ont donné 86 voix à M. le marquis César Fay de la Tour Maubourg et 15 à M. Mathieu avocat.

N°119 - 25 juillet 1852

La confrérie du Scapulaire a été établie dans l'église de Cussac par M. Michel, Jacques Vital Victor curé. Un grand nombre de fidèles de tout âge et de tout sexe y ont été agrégés.

N°120 - 1er août 1852

Les électeurs de la commune de Cussac convoqués par arrêté de M. le préfet en date du 17 juillet à l'effet d'élire un membre au conseil général pour le canton de Solignac ont donné 70 voix à M. le général Pellion et 4 à M. Latourette.

N°121 - 1er août 1852

Les électeurs de la commune de Cussac convoqués pour l'élection d'un membre au conseil d'arrondissement se rendent au lieu de la séance au nombre de 74 votants sur 149 électeurs inscrits et donnent tous leurs voix à M. Teyssier.

N°122 - 12 7bre 1852

Les électeurs de la commune de Cussac convoqués par arrêté de M. le préfet en date du 25 août se sont assemblés dans la salle de la maison communale et ont élu membres du conseil municipal :

1er Assezat Jean Pierre par 84 voix ;

2e Benoît Jean Pierre par 73 voix ;

3e Chouvy Théodore par 70 voix ;

4e Bonneton Louis par 65 voix ;

5e Belut André par 62 voix ;

6e Assezat Baptiste par 57 voix ;

7e Michel Jean Antoine par 56 voix ;

8e Dumas Auguste par 54 voix ;

9e Boyer Jean Pierre par 49 voix ;

10e Jouve Simon par 46 voix ;

11e Arnaudon Baptiste par 44 voix ;

12e Pharisier Isidore par 42 voix ;

N°123 - 21 9bre 1852

Les électeurs de la commune sont appelés pour accepter ou rejeter le plébiscite soumis au peuple français ; le résultat des élections donne 99 bulletins exprimant l'acceptation et un bulletin exprimant la non acceptation.

N°124 - 29 avril 1853

Classification du chemin vicinal N°1 de Cussac à la route royale N°88 et de tous les autres chemins vicinaux. Le chemin N°1 a subi de grandes améliorations depuis cette époque ; d'abord sa sortie du village a été changée ; elle passait autre fois par le chemin qui existe encore entre le champ appelé le Chantier, et l'enclos de Jean André Assezat, de Bauzac Alexandre et Jean André Belut au couchant, chemin d'une pente extrêmement rapide. On là de plus élargie beaucoup de sorte qu'aujourd'hui il est passable.

N°125 - 7 juillet 1853

La bénédiction de la grande cloche de Cussac eut lieu dans le cimetière de cette commune ; on la plaça de suite après dans le clocher. Le parrain fut M. Bertrand Joseph, ancien député et la marraine Mlle Arnaud Aspasie du Puy. Cette cérémonie fut présidée par Monseigneur de Morlhon évêque du Puy, en présence de M. Rouillard architecte, de M. Brosset chanoine, des prêtres des églises voisines, au nombre de sept et enfin M. Bonneton Jean Louis, maire et Belut Jean Claude adjoint.

N°126 - 13 août 1853

Gallard, Rose originaire de Couteaux, commune de Lantriac, institutrice au lieu d'Aunac, commune du Brignon, était montée avec Benoît, François, père et son fils Régis, cultivateur demeurant au dit Aunac, sur un tombereau leur appartenant et allaient ensemble au Puy, lorsque vers le commencement de la descente du village de Tarreyres aux Barraques, commune de Cussac, le cheval qui conduisait ce tombereau ayant pris le mors aux dents par au grand galop, renverse le tombereau et les personnes qui était dessus, brise tout dans sa course et n'entraîne avec lui que l'avant train du tombereau arrive ainsi aux Barraques où il est arrêté avec peine par la veuve Johanny. Le père Benoît a reçu de fortes contusions, son fils a été horriblement maltraité, mais la demoiselle Gallard, relevée sans connaissance et portée par les passants dans l'auberge de la veuve Johanny y expire quelques heures après à l'âge de quarante six ans.

N°127 - 25 8bre 1853

Installation de M. Pigeon Joseph, natif de Vernassal, aux fonctions d'instituteur public à Cussac.

N°128 - 26 xbre 1853

Le tribunal civil de première instance séant au Puy a prononcé l'expropriation pour cause d'utilité publique de six parcelles de terrain devant être occupées par le chemin vicinal N01 de Cussac au Puy.

N°129 - 26 août 1854

Assezat Jean, revenant du Puy un peu avant la nuit et arrivé au communal appelé la Chalan, s'égare et tombe du haut de la roche appelé la Berche. Il a le crâne fracassé et la jambe droite coupée au-dessous du genou. Il était âgé de 71 ans.

N°130 - 3 juin 1855

Les électeurs de la commune de Cussac appelés à élire un membre du conseil d'arrondissement donnent à M. Teyssier du Brignon 96 voix sur 149 électeurs inscrits.

N°131 - 23 août 1855

Un incendie dont la cause est inconnue, détruit la maison du sieur Badiou, Jacques à Malpas. Cette maison n'était point assurée.

N°132 - 26 août 1855

Les électeurs de la commune de Cussac se sont réunis aujourd'hui a l'effet d'élire le conseil municipal. On été proclamés.

M. Chouvy Théodore par 60 voix ;

Pharisier Augustin par 35 voix ;

Dumas Augustin par 53 voix ;

Belut Jean André par 52 voix ;

Arnaudon Baptiste par 47 voix ;

Badiou Jacques par 45 voix ;

Benoît Jean Pierre par 43 voix ;

Jouve Simon par 38 voix ;

Assezat Pierre par 43 voix ;

Boyer Jean Pierre par 42 voix ;

Vidil Roche par 32 voix ;

Mirmand Jean par 30 voix ;

N°133 - 8 juin 1856

Couronnement de la statue de Notre Dame du Puy, où accourt toute la population de la commune de Cussac. La proximité du Puy, la solennité de cette fête, annoncée longtemps à l'avance disposa tellement le cœur des fidèles habitants de la commune qu'il était resté à peine assez de monde pour garder les bestiaux. Jeunes et vieux, hommes et femmes, tous étaient allés au couronnement de la patronne du Velay sans ordre ni procession.

N°134 - 3 août 1856

M. de Morlhon, évêque du Puy, écrit une lettre à M. Michel, curé de Cussac pour le prévenir que le cimetière est interdit à dater du 3 9bre suivant ; le passage de l'église dans toute la longueur du cimetière et la fréquentation des animaux immondes ont porté sans doute Monseigneur de Morlhon a prononcer cette interdiction.

N°135 - 23 juin 1856

On opère le recrutement de la population qui donne pour résultat général le chiffre de 592 habitants. La population de la commune a diminué de 73 sur celle de 1789 qui était alors de 665, a augmenté de 105 sur celle de 1824 et de 230 sur celle de 1846. Le chiffre de 592 habitants se divise ainsi :

1e Garçons ;

2e Filles ;

3e hommes mariés ;

4e Femmes mariées ;

5e veufs ;

6e Veuves ;

La surface du sol de la commune étant de 978 hectares, 87 ares, chaques individu avait :

En 1789 1 Hectare 47 ares ;

En 1824 2 Hectares 1 are ;

En 1846 2 Hectares 11 ares ;

En 1856 1 Hectare 66 ares ;

N°136 - 30 xbre 1856

M. Allemand, Victor, né à Tarreyres le 3 7bre est installé aux fonctions d'instituteur public à Cussac.

N° 137 - 14 mars 1857

M. Jouve, Simon, propriétaire et habitant à Cussac pose la première pierre de sa maison dont les travaux sont exécutés par le sieur Chouvy Jean André de Cussac. Cette maison est la plus importante et la mieux construite de village.

N°138 - 23 avril 1857

M. Bonneton, Jean Louis, propriétaire à Tarreyres, et maire de la commune de Cussac, pose la première pierre de sa maison d'habitation, cette maison qui est assez vaste et d'une divi…. Bien entendue est aujourd'hui la plus importante de village de Tarreyres et même de la commune de Cussac. L'ouvrage en a été exécuté par le sieur Carlet Baptiste, originaire d'Esplantas, canton de Saugues.

N°139 - 1er mai 1857

M. Ruat, Jean Claude, né à Cussac le 16 mai 1809 est installé aux fonctions d'instituteur public à Cussac.

N°140 - 21 juin 1857

Par arrêté de M. le préfet en date du 1er juin, les électeurs de la commune de Cussac sont convoqués à l'effet d'élire un député au corps législatif. M. le marquis César Fay de la Tour Maubourg a obtenu 84 voix sur 149 électeurs inscrits.

N°141 - 12 8bre 1848

A l'âge de 84 ans est décédé M. Bonneton Jean Antoine ancien maire de Cussac, et propriétaire cultivateur à Tarreyres, c'est l'homme qui est décédé à l'âge le plus avancé dans l'espace de temps compris entre le 1er janvier 1841 et le 1er janvier 1851. M. Bonneton avait exercé les fonctions de maire pendant prés de quarante ans.

N°142 - 10 juillet 1857

M. Emile Paul, préfet de la Haute Loire se transporte à Cussac accompagné de M. Valiou, chef de division à la préfecture pour visiter l'emplacement que présentait le conseil municipal pour la construction du nouveau cimetière.

N°143 - 20 août 1857

Apparition de la pneumonie gangrenée vulgairement appelée mal de la courade, dans l'écurie du sieur Allirol Antoine, fermier de M. Bertrand, Joseph, à Malpas. Cette épizotie lui enlève un bœuf et trois vaches évalués 550 francs.

N°144 - 7 7bre 1857

Organisation du dépôt des archives communales. A cette date est terminé l'inventaire conforme aux instructions de M. le préfet. Depuis lors un meuble a été approprié à cette destination et les liasses et registres ont été numérotés et estampillés conformément aux instructions du gouvernement ; le tout par les soins de M. Ruat, instituteur et secrétaire de la mairie.

N°145 - 28 7bre 1857

Au concours des animaux de la race bovine deux primes de dix francs chacune ont été accordées :

1er au sieur Boyer, Jean Baptiste, ménager de Mlle Arnaud au château du Préneuf pour une génisse de 23 mois, poil froment race du Mézenc.

2e au sieur Margerit, Mathieu, cultivateur à Cussac pour deux génisses poil blanc, âgées de 25 mois race du Mézenc.

N°146 - 5 8bre 1857

M. Ech le Maire, architecte en chef du département, inspecteur des édifices diocésains, détermine l'emplacement du nouveau cimetière de Cussac dans la terre appartenant à Veysseyre, Jean, dit la Bourlhe, située à une distance d'environ 60 mètres de Cussac.

N°147 - 18 8bre 1857

De neuf heures à midi dans la maison commune et sous la présidence de M. Belut, Augustin, propriétaire habitant à Cussac a eu lieu l'enquête de commodo et d'incommodo relative à l'emplacement du nouveau cimetière dans le champ du sieur Veysseyre Jean, aucune opposition n'a été signifiée.

N°148 - 5 avril 1858

Vers les sept heures du soir, Pierre Rolland, originaire de Bargettes, commune de la Sauvetat s'en retournait du Puy où il avait acheté son habit nuptial, monté sur un tombereau avec Marie Rolland, sa sœur, Marie Vantalon sa mère et Marie Leyre sa future. Arrivés à quelques mètres au-dessus de la Barraque Basse, le vent d'ouest soufflant avec force, éteint leur lumière et les jette tous quatre dans les horreurs d'une nuit très obscure que baignait encore une pluie battante. Ils arrivent quoique avec beaucoup de peine à la porte de l'auberge de la veuve Johanny.

Mais soit le sommeil dans lequel étaient plongés les gens de la maison, soit le bruit du vent qui semblait vouloir renverser la maison, soit enfin que Pierre Rolland n'ait pas frappé assez fort, il n'a pu être entendu et sur le conseil de sa mère, Rolland se décide a continuer sa route vers Tarreyres.

Mais arrivé à quelques mètres au-dessus de la route de Solignac, notre convoi nuptial, battu par le vent et la pluie se précipite dans l'aqueduc qui traverse la route, d'une hauteur d'environ 4 mètres. Pierre Rolland et Marie Rolland sa sœur ne reçoivent que quelques contusions de peu d'importance ; mais Marie Vantalon et horriblement mutilée et Marie Leyre en est retirée si meurtrie qu'elle expire peu de minutes après dans l'auberge de Mme veuve Johanny, à l'âge de 24 ans entre huit heures et neuf heures du soir.

N°149 - 8 mai 1858

A cette date ont été terminés les travaux de clôture du cimetière exécutes par M. Chouvy jean André, maçon charpentier demeurant au village de Cussac et Exbrayat Joseph, du même état demeurant au village de Malpas, dirigés et surveillés par M. Ruat Jean Claude, instituteur public à Cussac. Ces travaux se sont fait sous l'administration de M. Belut, Jean André, adjoint.

N°150 - mai 1855 (plutôt 58)

Dans le courant de ce mois a été posée la première pierre du couvent des sœurs du Tiers Ordre de St Dominique, cette construction exécutée par M. Chouvy Jean Claude a été poussée avec une habileté et une vitesse qui permirent aux religieuses d'en prendre possession le 2 9bre de la même année.

N°151 - 6,7,8 mai 1858

La gelée qui est survenue pendant ces trois jours a causé du dommage à la vigne pour un tiers de récolte ; aux noyers pour un tiers ; mais les autres arbres ont été chargés de fruits.

N°152 - 16 juillet 1858

Un orage formé en partie au-dessus de Coucouron, commune de Solignac et en partie au-dessus de Petas, commune de Chadron, éclata vers les six heures du soir et se déchargea sur la commune de Cussac, ne faisant aucun mal à Veneyres à la Planche ; mais le surplus de la commune aurait essuyé une perte qui pourrait être évaluée à la semence de la récolte pour le froment, le seigle et l'orge : les poids, les fèves et l'avoine n'ont pas souffert, les lentilles avaient un peu de dommage et les vignes que la gelée du mois de mais avait déjà gâtées auront souffert des dommages que l'on peut évaluer aux trois quarts du produit ordinaire.

N°153 - 9 7bre 1858

Un vol a été commis vers une heure du soir au préjudice de Félicité Boyer de Cussac. Ce vol consisté en une montre en argent, une chaîne en or avec plaque, des pendants d'oreilles, quatre francs argent et vingt cinq centimes en monnaie. Le voleur n'était connu le 12 7bre et il ne l'a pas été depuis.

N°154 - 26 8bre 1858

Vendredi 26 8bre sur le soir un M. dont le costume annonçait une bourse bien garnie, accompagné d'un autre individu qui se disait son domestique, entra dans l'auberge du sieur Rolland Félix, cabaretier au lieu de Tarreyres, commune de Cussac, et demanda s'il y avait quelque chose a manger.

Mme l'hôtelière ayant demandé au milord (ainsi se nommait son domestique) quels seraient les mets qui pourraient flatter le plus son goût eut ordre de préparer de la volaille si elle en avait.

On se mit en devoir de la servir du mieux possible.

Lorsque M. le milord se fut bien rafraîchi, il demanda un lit et voulut y passer la nuit, tant il était, disait il, flatté de la bonne chère, de la courtoisie de la famille Rolland et de l'assiette, du village de Tarreyres qui lui offrait un magnifique coup d'œil ; mais la dépense n'était pas payée.

Le lendemain samedi le milord fait le tour de l'auberge, examine un peu la position du village en promenant sur la route et rentre à l'hôtellerie pour commander qu'on lui préparât à dîner, ce qui fut fait avec soin et diligence.

Il faut observer que notre anglais faisait très bonne grâce à la famille Rolland ; car il en invitait les membres à s'asseoir à table avec lui et à partager sa dépense disant qu'il voulait passer plusieurs jours à Tarreyres où il se trouvait très bien.

Après le dîner le fils Rolland prenant un fusil dit qu'il voulait aller chasser les grives. Notre anglais veut le suivre et voir de quelle manière on les prend dans le piège.

Mais étant arrivé aux bois de la garde de Tallobres qui est à l'ouest de Tarreyres le milord se sent indisposé, s'affaisse sur ses jambes, tombe et se trouve presque sans parole.

Aussitôt son domestique et le jeune Rolland se hâtent de lui porter des secours ; mais comme on était dépourvu de tout, le domestique demande à son maître la permission d'aller lui chercher une goutte d'eau de vie : pas vous, pas vous, répond le milord, mais le petit ; vous restait avec moi.

Le fils Rolland part en toute hâte et notre malade se sentant guéri prend la fuite avec son compagnon et laisse à M. Rolland pour paiement de ses dépenses le plaisir de l'avoir bien servi.

N°155 - 15 9bre 1858

Un bœuf reconnu méchant s'est précipité avec fureur sur demoiselle Félicité Boyer sa gardienne âgée de 36 ans, à laquelle au témoignage du docteur Arnaud, il aurait fait des blessures graves.

Cet animal aurait fini par la mettre en pièces, si, aux cris désespérés de la victime, n'était accouru de loin le nommé Chouvy, Sulpice, âgé de 23 ans, qui malgré le danger auquel il allait lui-même s'exposer faute d'armes défensives et que le péril pressent de Félicité Boyer ne permettait pas de chercher, s'est précipité avec beaucoup de résolution sur le bœuf et malgré son acharnement est parvenu à en arracher la malheureuse victime.

N°156 - 27 9bre 1858

La Loire à grossi et s'est élevé à 2 mètres 50 centimètres au-dessus de son étiage. Ni la Gagne, ni les autres cours d'eau de Cussac, ni même du canton de Solignac n'ont changé parce qu'il n'a pas plu dans le canton.

N°157 - 2 xbre 1858

Le 2 décembre sur le soir, Pays, Marguerite, femme d'André Chouvy de Cussac, s'est coupée une jambe en tombant à la cave dont l'ouverture se trouva ouverte sous ses pas sans qu'elle fût aperçue.

N°158 - 18 avril 1859

Chouvy, Jean André, maçon et charpentier du lieu et commune de Cussac pose la première pierre de la maison de Victor Baptiste Fage, gendre de Baptiste Bertrand du dit Cussac. Cette maison dont la longueur est de 20 mètres, la largeur de 8 mètres et la hauteur moyenne 6m, 67cm est la plus agréable de Cussac, soit par sa position, soit par sa construction.

N°159 - 27 mai 1859

Vers les six heures du soir, des ouvriers qui étaient à enlever le pavé de l'église ont découvert, à l'angle nord ouest un caveau destiné à recevoir anciennement la dépouille mortelle des prêtres de Cussac, et il a été constaté qu'il y avait été déposé trois cadavres.

Une des têtes qui paraissait celle du second personnage qui y avait été déposé était munie de toutes ses dents et ces dents étaient très fortes ; les incisives étaient comme double de celles que l'on voit aux hommes d'aujourd'hui.

N°160 - 6 juin 1859

Vers dix heures du matin a été terminé le pavé de l'église de Cussac. Ce travail a été exécuté par un nommé Jean Pierre Lavastre du lieu et commune de St Julien Chapteuil pour le prix de 5 francs le mètre carré.

N°161 - 15 juin 1859

Vers une heure après midi un orage formé en partie sur Petas, commune de Chadron, et en grande partie sur Coucouron, commune de Solignac, a éclaté et s'est fortement déchargé sur Tarreyres, Veneyres, Malpas, Cussac et St Blaise.

La grêle qui avait blanchi les terroirs de Tarreyres, de Malpas et une partie de celui de Cussac n'a fait cependant qu'un léger dommage aux lentilles et aux fèves ; les autres céréales n'ont pas ou presque pas souffert. Ce météore qui s'est formé de la même manière que celui du 16 juillet 1858 a aussi pris la même direction. C'est à dire qu'il a frappé sur la commune de Taulhac, Ours-Mons et une partie de la commune de Coubon.

Le même jour la grêle aurait donné sur les communes de Séneujols, Bains, St Christophe sur Dolaison et sur la commune du Brignon.

N°162 - 23 juin 1859

Dans ce jour a été célébré la fête du très St Sacrement connu sous le nom de Fête Dieu et la vigile de St Jean Baptiste. Ces deux fêtes ne se rencontrent que très rarement.

N°163 - 8 juin 1859

A la bataille de Marignan (Italie) a été blessé à la jambe droite d'un coup de feu Lashermes François, soldat au 1er régiment de zouaves, 1er corps d'armés des Alpes, commandé par le maréchal, Comte Barraquey d'Hilliers. Ce militaire né à la place, (mot illisible), commune de Cussac, est mort de sa blessure le 5 août 1879.

N°164 - 11 juillet 1859

Chambon, Jean, de Veneyres, demeurant au Puy en qualité de garçon boulanger s'est noyé au gouffre de la Loire appelé petite mer. Il en a été retiré de l'eau que le douze.

(extrait de l'acte de décès envoyé par le maire de Chadrac)

N°165

Samedi 27 août ont été terminés les travaux de réparation de l'église de Cussac ; ils ont été exécutés par les sieurs Michel Achard et Louis Sèjalon du Puy. Ces ouvriers ont percé une fenêtre au nord du chœur, ils ont gratté avec le marteau tout le vieux crépissage de l'église qu'ils ont renouvelé et de plus ils ont agrandi la fenêtre de la petite chapelle qui est au sud et lui ont donné cette forme long ronde qu'on lui voit, tandis qu'elle était petite et carrée auparavant. Ces réparations dirigées par M. Michel curé ont été acquittées par lui au moyen d'un legs pie.

N°166 - 1859

Mardi 17 7bre par un temps magnifique, le vent du sud soufflant doucement, a été faite la vendange du petit vignoble de Cussac dont le rendement en raisins a été bien supérieur à celui de 1858. Comme le fruit était très mûr le vin était d'une bonté surprenante.

N°167 - 29 7bre 1859

Au concours annuel des bestiaux qui a eu lieu au Puy, Boyer, Jean Pierre, propriétaire et fermier de Mme Ferret à Veneyres a reçu une prime de trente francs pour un taureau race d'Aubrac, âgé de deux ans, poil noir.

N°168 - 14 8bre 1859

Le vendredi 14 8bre vers dix heures ou dix heures et demi du matin, le fleuve de la Loire a débordé avec une rapidité surprenante, et ce débordement annonçait une plus grande crue des eaux ; en effet vers les trois heures de l'après midi, les eaux avaient atteint la hauteur de 3 mètres au-dessus du cours ordinaire de l'été. Mais cette hauteur allait toujours croissante.

Cependant les eaux coulèrent sans élévation comme sans diminution jusqu'à dix heures du soir ou environ ; en ce moment le torrent grossit tellement que ses eaux couvraient une grande partie de la Prade de Cussac et allaient jusqu'au mur des vignes, couvrant le chemin de Cussac à St Blaise de cinquante centimètres environ.

Ce débordement de la Loire a ainsi duré jusqu'à trois heures du matin du samedi 15 ; il a commencé à diminuer rapidement alors et aussi rapidement qu'il avait grossi. On prit une très grande quantité de poisson et dans l'eau et hors de l'eau. Le dommage qu'il a causé peut s'évaluer à la somme de huit mille francs. Les eaux s'élevaient à 0m, 60cm au-dessus de la crue de 1846 que l'on trouvera marquée au rocher de St Blaise.

N°169

Mardi et mercredi 22 et 23 9bre 1859 ont été posées à toutes les fenêtres de l'église des vitraux de différentes couleurs. Dans la fenêtre sud du chœur figurait un Christ, dans une autre une Immaculée et dans les autres des rosaces de couleurs plus ou moins foncées.

L'ouvrier, M. le Mai, maître d'atelier à Lyon les a fournies et posé pour le prix d'environ 900 francs qui lui ont été payés par M. Michel, curé au moyen des fonds que ce prêtre s'est procuré en vendant le domaine que M. défunt Bonneton Jean Antoine de Tarreyres lui avait donné pour faire des œuvres pires.

N°170

Du samedi 23 au samedi 27 9bre 1859 a été posé un autel en marbre de l'atelier de M. Beraud marbrier au Puy. Cet autel dédié à la Ste Vierge était en marbre blanc ; il y avait au milieu du tombeau la figure d'une vierge tenant son enfant au bras gauche et aux quatre angles quatre figures d'ange.

N°171 - 19, 20 et 21 janvier 1860

Un autel peint et doré et un chemin de croix, le tout en fonte provenant des forges de la compagnie Lanfrey et Baud de Lyon ont été posés par M. Baud, contre maître et associé de la dite compagnie. Et le montant lui a été payé par M. Michel curé.

N°172 - 1860

Le 29 janvier, jour de dimanche sur la place publique et à l'issue de la grand messe, M. Bonneton Jean Louis, maire, remet au sieur Chouvy, Sulpice, tailleur de pierre, une médaille d'honneur en argent de 2eme classe, que lui avait décerné M. le ministre de l'industrie en récompense de la belle action qu'il fit le 15 9bre 1858.

N°173 - 29 février 1860

Mercredi 29 février et jeudi 1er mars des confessionnaux en bois de chêne et de frêne sculpté ont été posés à l'église par M. (ici la feuille est déchirée, et reprend au N°177)

N°177 - 15 juillet 1861

La population de la commune de Cussac dont le dénombrement a été fait au nom de M. le maire par M. Ruat Jean Claude, instituteur s'est élevée au nombre de :

166 garçons

87 hommes mariés

19 veufs

168 filles

91 femmes mariées

17 veuves

Total 548 habitants.

La surface du sol de la commune étant de 978 hectares, 87 ares, chaques habitant aura 1 hectare 78 ares de terrain.

La population qui était de 665 en 1789 a diminué de 117 en 1861.

N°178

(absent, feuille coupée)

N°179

Depuis environ le 15 juillet 1861, jusqu'au commencement du mois de mars 1862, il fit si peu de pluie, que les sources avaient presque toutes taries.

Dans le village de Cussac, il n'y avait d'autre eau que le ruisseau qui coulait cependant à son ordinaire ; le village de Malpas ne connut pas le manque d'eau ; mais le village de Tarreyres vit tous ses puits à sec ; il n'y eut que le puits du nommé Assezat, Pierre, qui pût lui en fournir pour le personnel de sa maison.

Les autres habitants ainsi que tous les bestiaux allaient chercher l'eau au ruisseau de la Gagne. On voyait les hommes qui n'avaient pas de char, endosser un baril en forme de hotte et aller tous les jours et même plusieurs fois par jour chercher l'eau pour la famille.

Mais en revanche l'hiver fut très doux.

Les bergers purent tous les jours faire paître leurs troupeaux dans la campagne. Il n'y eut que quatre jours très rudes les 8, 9, 10 et 11 février.

Les nommés Bellut, Toussaint et Pierre, frères de Cussac, revenant de Gonfaron (Var) pour voir leur mère, Eyraud Agnès dangereusement malade et passant par la route de Mende à Langogne, eurent un tel froid qu'ils eurent les mains gelées en arrivant au Puy.

La peau, les ongles et jusqu'à la chair des doigts tombèrent, les médecins furent même obligés de couper le petit doigt de la main de Toussaint.

Le restant du mois fut très doux, mais très sec. Le mois de mars fut fort doux aussi, il ne fit aucune gelée ; il fit au contraire des pluies chaudes en assez grande abondance, sans cependant inonder la terre, en sorte que les semailles purent s'opérer dans de très bonnes conditions.

La végétation prit une telle vigueur, elle devint si luxuriante qu'une très grande partie des seigles étaient épiés le 12 du mois d'avril, les pêchers avaient presque fini de fleurir ; les pruniers et la plus grande partie des poiriers étaient en fleur ; enfin la nature était si belle, le temps si beau et la récolte si avancée, que les anciens disaient n'avoir vu d'hiver si doux, ni récolte si belle ni si avancée comme celle de 1862, jamais aussi on n'avait vu les arbres porter autant de fleurs ou de boutons.

Mais la face des choses changea malheureusement de dimanche des Rameaux, 13 avril ; le temps devint pluvieux et froid et le lendemain 14, la terre durcie par le gel de la nuit, portait les chars.

Par moments on ne voyait ni ciel ni terre tant il faisait de la tourmente. La seconde partie du jour a été un peu plus modérée ; sur le soir le vent du nord qui avait soufflé avec violence tout le jour s'est calmé, le ciel s'est découvert et le gel était très intense le 15 au lever du soleil.

Le temps devenu plus doux dans la journée s'est remis, petit à petit au beau dans l'espace de deux jours et il a ainsi continué jusqu'au 13 mai.

Pendant l'intervalle de ces deux dates, le vent du midi souffla presque sans interruption, en sorte que la sécheresse avait presque fait périr les orges et les froments surtout au terroir appelé les Chastres.

Mais enfin le 13 mai sur les dix heures du matin une pluie bienfaisante vient ranimer l'espérance de cultivateur et rendre à la terre sa fécondité.

N°180

Par son arrêté du 26 mars 1862, Monseigneur l'évêque a nommé vicaire de l'église de Cussac M. Gabriel, Jean Adrien, originaire de la ville du Puy, qui a pris possession de son poste le 1er avril suivant.

N°181 - dimanche 18 mai 1862

Monsieur Bonneton, Jean André, fils de M. Bonneton, Jean Louis et de Boyer Jeanne Marie, cultivateurs domiciliés au lieu de Tarreyres, a pris la messe.

N°182 - samedi 28 juin 1862

Le 28 juin, vers les dix heures du soir le sieur Prospère Jouve, âgé de 34 ans, originaire de Costaros, où il exerçait les fonctions d'aubergiste, commune de Cayres, retournait chez lui conduisant une voiture chargée de chaux et de tuiles. Parvenu au-dessus des Barraques, il tomba de sa voiture sur le devant de laquelle il était monté.

L'une des roues lui passât sur le corps. La mort fut immédiate il paraît qu'il sommeillait lors de la chute.

N°183

Dimanche 6 juillet 1862. Mathieu Pierre, originaire du lieu de Jabier commune de St Christophe sur Dolaison se rendit dans la commune de Cussac pour y manger des cerises.

Arrivé au-dessous du domaine des Pradeaux, il prend la direction de Goudave où étant arrivé il fait rencontre de deux jeunes garçons qui mangeaient des cerises et sur sa demande le plus âgé nommé Jarousse Augustin, vacher du sieur Belut, Augustin de Cussac, lui dit de monter sur un arbre, et l'assura que personne ne se fâcherait contre eux parce que lui dit il "ce cerisier appartient à mon maître"

Pendant que les deux jeunes garçons et le dit Mathieu mangeaient tranquillement des cerises, arrive le sieur Denis Ranchet propriétaire des cerises, qui s'arme de deux grosses pierres et regardant Mathieu avec fureur, lui en lance une de la main droite et l'atteint au côté droit de la tête.

Mathieu évanoui par le coup de pierre se laisse choir de l'arbre ; Ranchet pouvant alors assouvir sa colère, administra à ce malheureux plusieurs coups de pierres et de pied sur les reins qui le firent vomir et le forcèrent de rester couché au pied de l'arbre.

Il ne fut relevé que vers les six heures du soir, après y avoir fait un séjour de cinq à six heures, fut transporté dans la maison du sieur Lashermes, François, cabaretier à Cussac où il reçut tous les secours qu'exigés sa position, y passa la nuit dans de cruelles souffrances et en fut emporté le lendemain lundi, vers les dix heures du matin, sur un cheval qu'avait amené son père que l'on avait informé de cet événement.

Mathieu Pierre est mort dans sa maison à Jabier le jeudi suivant 10 entre 7 et 8 heures du matin des suites des mauvais traitements qu'il avait reçus de Ranchet.

N°184 - lundi 28 juillet 1862

Dans sa séance du lundi 28 juillet, le tribunal correctionnel du Puy a condamné Ranchet Denis, propriétaire cultivateur, domicilié au chef lieu de la commune de Cussac à une amende de 25 francs et aux dépens, pour avoir maltraité Mathieu, Pierre de Jabier, commune de St Christophe sur Dolaison. (voir le N° précédent)

N°185 - jeudi 25 7bre 1862

Jeudi 25 septembre sur les sept heures du matin et dans son domicile à la Rochette, le nommé Denis Jourde, dit Lareste, est trouvé mort, d'une attaque d'apoplexie foudroyante.

Son fils Augustin accouru à son secoure n'a trouvé qu'un cadavre.

N°186 - 1e 8bre 1862

Mercredi premier octobre, a été faite la vendange du petit vignoble de Cussac, dont le rendement a été bien au-dessous de la moyenne. Mais le cru sera de bonne qualité.

N°187 - 1e juin 1863

Aux élections législatives de la commune de Cussac, Monsieur la marquis Fay de la Tour Maubourg, candidat du département a obtenu 59 suffrages, et M. Olivier, candidat de l'opposition, 41. Le nombre des électeurs inscrits était de 149, le nombre de votants de cent, majorité 18.

N°188 - 27 juin 1863

Samedi 27 juin, le nommé Chouvy Jean André, maçon et charpentier, originaire du lieu et commune de Cussac et y habitant, travaillait chez Ml Aspasie Arnaud, dans sa maison, sise au Préneuf ; il s'est laissé tomber du toit qui abrite la porte de la grange : il en a été quitte pour quelques fortes contusions qui l'ont forcé de garder le lit plusieurs jours.

N°189 29 juin 1863

Dans sa séance du lundi 29 juin, le tribunal correctionnel du puy a condamné à une amende d 20 francs et à un mois d'emprisonnement le nommé Louis Gory, âgé de 28 ans, cultivateur né et domicilié au lieu et commune de Cussac, pour vol commis au Puy, le 27 précédent, au préjudice d'un marchand d'habillement confectionnés

N°190 - 12 juillet 1863

Le dimanche 12 juillet, le sieur Assezat, Baptiste, fermier à St Blaise, est allé au Puy prendre des ouvriers pour faire la maison. Déjà le sieur Assezat, Jean Pierre, dit Beney, de Cussac avait fait deux meules de blé sur les terres appelées les Clastres et les champs de Gagne.

(N°190 dernières notes écrites de la même main)

N°191 - 1914

Le cinq août 1914, une pluie diluvienne tomba sur Malpas et Cussac vers les six heures du soir.

L'abondance de l'eau était telle que des gouttières nombreuses s'ouvraient sur les toitures des maisons. Que le ruisseau de Cussac grossissait vite. Cet état de chose dura jusqu'à vers les huit heures du soir. On n'avait pas eu à redouter aucun danger, tous les habitants de Cussac malgré les faits relatés sur la brusque colère du ruisseau allèrent prendre un repas mérité à l'heure habituelle.

Mal leurs en prit car le ruisseau grossi démesurément par une trombe d'eau sur les Barraques et Malpas, devint un torrent furieux qui entraînait la terre et des pierres énormes.

Le lit du ruisseau trop étroit et peu profond fut immédiatement rempli de terre glaise, de vase, de pierre, l'eau se divisa alors en trois branches.

1e côté du four banal. 2e côté de l'église. 3e chemin du clos Gérenton, et cela à partir du premier pont de Cussac. Cette division fût cause de l'inondation en partie de la maison de M. Gérenton (clos).

Cette maison étant à proximité du lit du ruisseau et n'ayant pas de fondement sur le rocher aurait put être emportée, détruite par le ruisseau si l'eau ne s'était pas divisée en trois branches.

Grâce au secours porté par deux hommes courageux de Cussac, la fermière Gérenton ainsi que ses enfants, furent sauvés. Les dégâts s'élèvent à plusieurs milliers de francs.

N°192

Depuis quelques années Guillaume II empereur d'Allemagne menaçait d'attaquer la France. Le gouvernement français s'amusait à persécuter les religieux et les religieuses, à les chasser de France, à les spolier pendant que l'Allemagne complétait ses armements déjà formidables.

Le gouvernement et le parlement français votaient la séparation de l'église et de l'état.

Confisquait tous les biens appartenants aux fabriques.

Guillaume cherchait à entretenir de bonnes relations auprès du St siège, a supplanter la France dans son protectorat des missions en orient, a la discréditer dans le monde entier.

Le parlement français votait les lois laïques, rognait chaque année le budget de la guerre, favorisait le libertinage par sa tolérance. Ce travail de démoralisation était activé par les émissaires de Guillaume, par les traîtres français vendus à l'Allemagne.

Cet aveuglement de la France dura jusqu'au moment ou Guillaume faisait franchir les frontières à ses soldats.

C'était le 2 août 1914 qu'eut lieu la déclaration de guerre, ce fut (mot illisible) les Français ne pensèrent qu'a une chose, défendre la patrie.

Une guerre affreuse comme on n'en a jamais vu commençait et devait durer quatre ans quatre mois : guerre effroyable qui se faisait à la fois sur terre, dans l'air et dans l'eau.

Cette guerre mit à feu et à sang presque toute l'Europe, la Crimée le (mot illisible), les états unis.

Le maréchal Joffre avec ses habiles lieutenants gagna la bataille de la Marne, une guerre de tranchée et d'arrosage de l'ennemi par l'artillerie commença et fut conduite par le maréchal Foch jusqu'à la victoire finale 11 novembre 1918, date de la signature de l'armistice à Versailles.

La paix ne fut signée que le 28 juin 1918.

Un grand nombre des enfants de la France tombèrent au champ d'honneur au nombre de quinze cent mille.

La paroisse de Cussac déplora la mort de trente de ses enfants.

Guerre 1914 - 1918

Morts au champ d'honneur

1e Marconnés Elie de Malpas

2e Sanial Ambroise de Droute

3e Crouzet Pierre de Malpas

4e Chouvy Ambroise de Malpas

5e Alirol Jean Baptiste de Malpas

6e Vigouroux Barthelemy de Veneyres

7e Conil André de Cussac

8e Bonneton Jean Baptiste de Tarreyres

9e Victorien Borel de Bêche Soleil

10e Dupuy André de Veneyres

11e Rome François Auguste de Cussac

12e Largier Joseph de Malpas

13e Mirmand Jean de Veneyres

14e Serein Joseph de Cussac

15e Crouzet Baptiste de Malpas

16e Garnaud Joseph de Malpas

17e Alirol Louis de Malpas

18e Alirol André de Malpas

19e Gory Joachim de Malpas

20e Sanial Jean de Guéridon

21e Borel Joseph de Bêche Soleil

22e Agrain Lucien de Malpas

23e Alirol Jean Pierre de Cussac

24e Portal Félix des Barraques

25e Itier Alix des Barraques

26e Itier André des Barraques

27e Gory Joseph de Cussac

28e Jourdes Régis de Droute

29e Veysseyre André de Cussac

30e Veysseyre Florentin de Cussac

Acte de sépulture : le 27 novembre 1945, la sépulture ecclésiastique a été donnée à M. l'abbé Alirol Théodore, curé de Cussac depuis 22 ans. Cf. semaine religieuse du 31 novembre au 15 décembre 1945. Décédé à Cussac le 24 novembre 1945 à l'âge de 80 ans et demi. L'inhumation a eu lieu au Puy, dans le caveau de famille Alirol Romeuf.

En attendant l'arrivée d'un nouveau curé, un père de Vals est venu tous les dimanches pour assurer le service du dimanche.

N°196

Le 2 octobre 1946 arrivait à Cussac comme curé et pour des raisons de santé M. l'abbé Debard Rémy précédemment curé doyen de Salettes. Il était installé le 13 octobre par M. le chanoine Pasturel curé doyen de Solignac.

N°197

Du 27 février au 7 mars 1948 une mission a été prêchée par le RP Faure missionnaire diocésain. Cette mission a été bien suivie. Les premiers jours ont été favorisés par une bonne couche de neige.

Le jour de la clôture une croix de bois de 6 mètres de haut a été bénite sur le rocher de Mancou l'arbre a été donné par Pierre Allemand de Tarreyres et le travail a été fait par Auguste Chouvy de Malpas.

N°198

En 1948 le cimetière a été agrandi de plus de la moitié. Il a été béni solennellement par M. l'abbé Debard curé et délégué de l'ordinaire le dimanche de Quasimodo 24 avril 1949 devant une foule considérable attirée par l'enterrement de Virgile Veysseyre ramené d'Allemagne ou il était mort en captivité au début de la guerre.

(Date illisible) arrivait dans une guimbarde sous (mot illisible) un pauvre type, nommé Richard augustin Antoine, père de la compagnie de Saint Lazare dite Lazariste. Rien qu'a y penser son cœur se glace d'épouvante ! Il pleuvait sur la route, il pleuvait dans l'église et un peu dans son cœur, Dieu seul sait le mystère qui le conduisait à Cussac.

A vingt ans il rêvait d'épopée chez quelque tribu cannibale du centre de l'Afrique, à 34 ans Dieu le plaçait là de sa poigne de fer. Mystère du Bon Dieu, qui tout de même couvrit son chagrin de 10 centimètres de neige pour le recevoir un jour plus tard face aux gouttières de son église. Vous aussi Christ il pleuvait à vos pieds et peut être aussi en votre cœur. Misères matérielles, signe des misères spirituelles. Etait-il digne de les sauver.

L'avenir le dira.

1951. cette année vers le 15 décembre, le sieur Peyre de Coubon entrepreneur, refait le toit de l'église qui menaçait ruine. La somme de 340 000f lui a été allouée par la commune de Cussac pour faire ce travail.

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