Fours Banaux.

Série 241 O 4 et 3 E 428-1

Four de Solignac

  3 E 428-1

Le 17 juillet 1725, André Jouve seigneur de Mazel et de Praneuf conseiller du Roy est son lieutenant, à affermé à André Eyraud de la Borye son four banal de Solignac avec la maison joignant où le four est construit, pour 4 années, 60 livres pour chaque année.

  3 E 428-1

1782, André Jouve seigneur de Mazel et de Praneuf conseiller du Roy est son lieutenant, à affermé à Antoine André dit Clarou de la Borie son four banal de Solignac avec la maison joignant où le four est construit

30 mai 1808. La dame Gaigne à l'honneur de nous exposer qu'il n'existe du bâtiment du four qu'une partie de la voûte en mauvais état, et que les jambages de la maçonnerie qui n'est seulement qu'en pierre brute menace une ruine prochaine qui nécessairement entraînera la chute de la dite partie de voûte restante, les pierres du four et fourneau sont intérieurement calcinées et dégradées.

L'entrée du four donne du côté d'un vaste patural commun appelé Marchedial, le four et le fourneau sont adjacents à la maison de la dame Gaigne, la fumée pénètre jusque au dedans de la grange soit par les fenêtres, soit lézarde du mur que les pierres mal jointes n'étaient pas bâtit à chaux et sable comme cela est d'usage dans le dit bourg de Solignac ; en sorte qu'il ne faudroit qu'une étincelle pour réduire en un moment en cendre tous les bâtiments de l'exposante.

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A Solignac le 30 mai 1808.

Monsieur.

J'ai différé de répondre dans le temps à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire datée du 1 mai ; désirant avant prendre les éclaircissements relatifs aux réclamations faites par madame Gaigne au sujet du four qui exige une petite réparation pouvant se porter à quarante livres pour le mettre dans le meilleur état.

Désirant aussi prendre les considérations qui se présenteront pourvu toute fois quelles ne seront pas préjudiciables à la commune.

Connaissant bien le désir que vous avez de rendre justice à celui qui le mérite.

Je vous exposerai fidèlement le fait lors de la destruction des bannalités

Ont construisit un four dans une place qu'on appelle Marchedial, terrain que la commune croit lui appartenir, adossé à la vérité du couchant à la maison de madame Gaigne, la quelle partie de maison où a été adossée le four est peu étendue appartient à la commune, ajoutons que cette ampiétation à été faite il y a environ trente six ans.

Ajoutons que lors de la construction du four feu M. Gaigne fit venir du Puy, monsieur Pons qui dirigeait les travaux publics au Puy pou venir aussi diriger la construction du four ; il paraît donc par cette démarche que feu M. Gaigne y a donc consenti.

Voilà les renseignements que je peux vous donner. J'attends votre avis pour la reparation qui est urgente.

J'ai l'honneur d'être avec les sentiments les plus respectueux.

Votre très humble et obéissant serviteur.

 Bauzac maire.

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1 juin 1887.

Monsieur le Préfet.

J'ai l'honneur de vous adresser ci-joint une demande du sieur Souveton relative au déplacement du four banal de Solignac, il s'agit de la transporter dans le terrain du dit Souveton.

Ce dernier se charge des frais moyennant devenir propriétaire du premier emplacement le four sera toujours la propriété communale.

Veuillez je vous prie Monsieur le Préfet me faire connaître le nécessaire.

Daignez agréer Monsieur le Préfet l'assurance de mes meilleurs sentiments.

Le maire.

Reynard

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Expertise

L'an mil huit cent quatre vingt sept et le trente du mois de juillet nous soussigné Dumas Régis expert désigné par décision de Monsieur le Préfet de la Haute Loire en date du 28 juin dernier nous nous sommes rendu à Solignac sur Loire à l'effet de procéder à l'expertise du projet de déplacement du four banal, demandé par le sieur Souveton Victor entrepreneur au dit lieu de Solignac sur Loire.

Le four actuel hors d'usage depuis plus de vingt ans, porté sur le plan cadastral sous le n° 692 sect A, s'avance de deux mètres sur la voie publique tandis que le reste est enclavé dans la parcelle n° 693 même section, appartenant audit Souveton Victor. Le corps du four, de forme rectangulaire mesurant 3 mètres de largeur, 4m50 de longueur et 2 m50 de hauteur, est clos par deux murs latéraux de 1 m35 d'épaisseur bâtis en basalte sans chaux ni mortier, et par un troisième mur reliant les deux précédants, d'une épaisseur de 0 m 90, percé de la porte d'entrée et bâti dans les mêmes conditions. Ces murs lézardés et percés à jour, ne peuvent supporter le toit que grâce à leur épaisseur excessive.

La coquille du four d'un diamètre intérieur de 1 m 70, est bâtie en tufs taillés de 0 m15 d'épaisseur moyenne de 1 m50. Le four en entier est recouvert par des pierres plates posées sur voûte. Les matériaux ne pouvant servir que comme pierre à bâtir, peuvent être estimés à la somme totale de quatre vingt francs (80fr). En échange de ces matériaux et de la partie d'emplacement du four laissée libre par le projet d'alignement du chemin, le sieur Souveton Victor s'engage à construire en bonne forme dans le coin de la parcelle n° 693 un four de même dimensions que le four actuel, comme il est indiqué au plan annexé à la présente expertise.

Les travaux à exécuter par Victor Souveton seraient :

1° deux murs de 6 m 45 de longueur, 3 m de hauteur, et 0 m 60 d'épaisseur,

soit un volume de 23 m 22 à 9 F le mètre cube ….. à 208.98.

2° un mur de 3 mètres de longueur, 3 m de hauteu et de 0 m 60 d'épaisseur,

soit un volume de 5 m 400 à 9 F ….. à 48.60.

3° fondations de 2 m de profondeur et 1 m de largeur pour les murs précédents,

volume 15 m 90 ….. 159.50.

4° pose de la voûte de la coquille, 4 journées à 5 F ….. à 20.00

5° voûte du four, surface 6.45x3=19.35 à 4F le mètre carré ….. 77.40

 Somme totale 514.48

 Malgré la différence considérable de valeur entre les partis échangés, différence en faveur du village, l'échange aurait lieu sans soulte, le sieur Souveton Victor ne réclament aucune indemnité à condition expresse d'avoir le droit de continuer l'élévation des murs latéraux du four à hauteur de la maison qu'il se propose d'élever afin de donner à celle-ci plus de symétrie et plus de largeur de façade, de telle sorte que le four construit, quoique indépendant, fera corps avec la construction élevée par le sieur Souveton.

Solignac sur Loire le 30 juillet 1887.

R Dumas

(Le plan est joint avec l'expertise)

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Projet de démolition du Four de Solignac.

Délibération du conseil du 11 août 1912.

Monsieur le maire soumet au conseil le procès verbal d'enquête en date du 5 juillet dernier au sujet de la démolition du four banal de Solignac.

Après délibération, le conseil vote en principe la démolition pure et simple dudit four à condition que celle-ci ne sera effectuée que lorsque le conseil aura ultérieurement voté le projet d'une nouvelle construction sur cet emplacement.

Badiou Bauzac, maire

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Avis du commissaire enquêteur.

Considérant :

Que le four banal est complètement en ruine.

Que depuis longtemps il est désaffecté.

Que cette ruine au centre du bourg est plutôt désagréable.

Que cet emplacement peut être utile à la commune pour construction d'une remise pour la pompe à incendie, asile de nuit etc.

Que l'abstention de la majorité des habitants peut être considéré comme favorable au projet.

Est d'avis :

Qu'il y a lieu de procéder à la démolition pure et simple du four banal, et plus tard le conseil municipal statuera sur l'affectation à donner à cet emplacement suivant les besoins de la commune.

 Solignac sur Loire le 7 juillet 1912.

 Le commissaire enquêteur.

Johanny.

 

Four d'Agizoux

 Reconstruction du four banal en 1890

Transport du sable 10 mètres cube à raison de 7F le mètre cube……70F

Pierre de taille de la carrière de Denise

Pour la fournette, plafond 2 m 40 de diamètre…..4.50

Id dessus ou ciel 2 m 40x3.14x

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