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Extraits des registres paroissiaux : E dépôt 241.

10 avril 1607

Nota que le dit jour envyron troys heures après midy la rivière de loyre est venue enfler et que paravant deux ou troys jours avoict faict un grand vent et impetueux et que ledit jour na que bien peu plus avec certains brouliarz et tonneyres.

11 Octobre 1608

Sera Memoire due le 11 doctobre jour de St geraud sur le soir commença a pleuvoir et dura trois jours a cause de laquelle pluie fist une grande innondation d'eaux mesme la rivière de loire la gagne orzix lesquels a cause de la grande innondation des eaux firent une infinitté de maux en a ensuite admené plusieurs par pres - - - - - - et fait demaux inestimables ladite rivière estant venue plus grande quelle nait jamais esté de la vie de vivant laquelle innondation dura lespace de trente heure

Dieu soit loué du tout

10.07.1620

NOTTA BENE que le 10ème jour du moys de julliet 1620 il s'eleva un temps terrible et espouvantable avec des esclairs et tounnaires effroyables plus que jamais homme vivant n'eusse veu il plust sy fort dans deux ou trois heures ou environ que s'estoict ung cas effroyable l'eau fist de dommage a plus de deux mil livres car ele ensepvelissoict les bleds des champs. On dict aussy que silx portes de la ville du Puy de la basse ville feusse estée fermées que toute la basse ville s'en aloict de grande eau qui couroict par toute la ville que c'estoict une merveilhe et en foy de ce je me suis soubsigné. Faict ce 10ème juillet 1620.

10.02.1624

NOTTA que le sabmedi de la sexagesime de lad année 1624 qui estoit le dixiesme février sur le soir s'eleva un vant sy effroiable avec des esclairs et tounaires ou il fist de la neige deux pans ou environ de sorte que le landemain les parroyssiens ne purent venir a l'esglise que tant seullement ceux de Sollignac et de la Borie et mesmes viendroient a cheval chose remarcable que les anciens disoient n'avoyr veu ny antandu dire chose samblables.

Le 10 février 1624, il fit des éclairs et des tonnerres, avec tant de neige, le samedi, que les habitants du bourg vinrent finalement à cheval à la messe le dimanche

Le 21 mai, il fit si grande pluie que de 10 ans on avait point vu la Loire si grande.

Le 16 août 1624, jour de la fête de l'Assomption de la bienheureuse et bénite Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, environ midi, se leva un temps terrible et épouvantable avec des éclairs et tonnerres les plus effroyables et épouvantables qu'on ait vu de la vie des vivants ; Après que nous eûmes fait la procession et eûmes dit les litanies de Notre-Dame, on commença vêpres, alors se leva un temps encore qu'il eut duré trois ou quatre heures auparavant, plus terrible et effroyable et comme on disait cette hymne de la Vierge,

Ave Maria Stella dei Mater Alma, il fit un tonnerre, le plus effroyable qu'on ait jamais ouï, alors la foudre ou feu du ciel tomba en quatre maisons à la Borie, qu'il n'y demeura rien ;

A savoir la maison de M. Laurent Bellut, et à la maison de Messire Pierre Audier, prêtre de Solignac et de Pierre Veysseyre ensemble à la maison de Jacques Moutet de Solignac tout aussitôt, je soussigné étant bien accompagné d'autres qui entendirent l'office de Vêpres, je porte le Saint-Sacrement où le feu du ciel avait fait le mal, où Dieu grâces, le feu n'augmenta plus en avant, mais néanmoins, le temps fut plus terrible qu'au commencement, de sorte qu'on ne savait que faire, car jamais on ne vit faire tant de pluie que fit tout ce jour là, voire toute la nuit avec des éclairs et des tonnerres très épouvantables et forts, que dix neuf ans environ qu'elles avaient été brûlées, mais avec du feu du ciel, comme trois maisons au village d'Essenac, paroisse de Saint Christophe, à la même heure, la même année, veille de Saint-Augustin il fit tant de mauvais temps que Mathieu Vallette, tailleur de la Borie, âgé de 86 ans n'avait jamais vu un tel tintamarre.

Août 1624

NOTTA BENE que le 15ème jour du moys d'aoust 1624 et feste de l'assomption de la benoicte Vierge Marie mère de Jésus Christ environ midy se leva un temps terrible et espouvantable avec des eclairs et tonnayres le plus effroyables et espouvantable que on heust ouy de la vye de vivans après que nous heumes faict la procession et chanté les lytanies de Nostre Dame on commança vespres alors se leva un temps encore qu'il eust duré trois ou quatre heures auparavant plus terrible et effroyable. Et comme on disoict cet hymne de la Vierge Marie Ave Maria Stella Dei Mater Alma il fist un tonnaire le plus effroiable que l'on eust jamais ouy alors le fouldre ou feu du ciel se mist en quatre maisons à la Borie qu'il ny demeura rien scavoir en la maison de Mr Laurens Bellut et en la maison de Messire Pierre Audier prebtre de Sollignac et de Pierre Veysseyre ensamble en la maison de Jacques Montet tout aussy tost je soubsigné estant bien accompagnié de ceulx qui entandoient l'office de Vespres je pourta le St sacremens où le feu du ciel avoit faict le mal où Dieu grâces le feu ne augmanta plus en advent mais nean moingts le temps feust plus terrible que au commancement de sorte que on ne scauroict que faire car jamais on ne vist faire tant de pluye comme fist tout cest jour voyre toute la nuict avec des esclairs et tonnayres très effroyables de sorte que on croyoict d'estre tous perdus les dites quatre maisons n'avoict de dix neuf ans ou environ quelleq avoict esté bruslées et en foy de ce me suis soubsigné.

Comme aussi trois maisons au village de Eyssenac à la mesme heure que fist mal où il ny demeura rien auxdites maisons mais non pas du feu du ciel.

NOTTA BENE comme la velhe de St Augustin 27ème dudit moys aoust 1624 tout le jour il s'eleva un temps très effroiable avec des tonnaires et des eclairs très effroiables avec une pluye très grande sur le soir il s'eleva un temps plus effroiable car les eclairs ensamble les tonnaires venoient tantost du levant tantost de l'ocident que c'estoict chose effoyable de sorte que les hommes qui avoient 80 ans et nottament un qui en avoict 97 ans appelé Mathieu Viallete talhieur de la Borie lés Sollignac n'avoict jamais ouy une telle tintemarre ny une nuict sy effroyable car toutes les maisons de Sollignac tramblerent plusieurs fois et en foy de ce me suis soubsigné.

Le 1er xbre 1625, la Loire devint si grande que tout le monde la regardait être plus grande que l'an 1552 où elle abattit les ponts de Coubon, de Goudet et autres.

01.12.1625

NOTTA BENE que le premier jour du moys de Décembre l'An 1625 il s'eleva un vant sy effroiable et espouvantable le sabmedy au soir ensamble tout le dimanche et la nuict après qu'il ny avoict hommes qui heust entandu de samblable la riviére loyre vint si grande que chascun s'esmerveillèrent car elle estoict plus grande qu'en l'année 1559 que l'eau abbatit le pont de Coubon de Goudet et plusieurs autres et en foy de ce me suis soubsigné ce troisiesme jour dud mois de decembre l'an 1625.

Le 25 juin 1626, le tonnerre tomba au clocher et tua deux hommes, et en 1660, il avait tué aussi au clocher, trois hommes, le jour de Saint-Ursule.

25.06.1626

NOTTA BENE comme le vingt cinquiesme jour du mois de juing 1625 le landemain de la nativité Saint Jean Baptiste environ dix heures du matin il s'eleva un temps sy terrible que estoict une merveilhe avec esclairs tounaires et vants sy effoiables que estoict une grande pitié car Sollignac trambla cinq ou six fois.

On sonna tout le jour les cloches de Sollignac le soir estant venu le temps se remict un peu et bien tost après il retourna prandre ses premiers excès avec des tounaires et esclairs encore plus effroiables on sonna l'Ave Maria une demie heure après les marguilliers aiant quicté le sonné je m'en alis sonné le premier alors les marguilliers vindroient qui estoient Vidal Florit Jean Bossit Estienne Obrier Mathias Eymar et Vidal Eymar son frére

je leur fis sonner toutes les cloches et voyant que le temps continoict de pis en pis je leur fis cesser le sonné excepté la grande cloche et après avoir sonné une demie heure ou environ qui estoict une heure de nuict je fis cesser le sonnemant de cloches et fis descendre lesd marguilliers estant la porte petite de l'esglise vint Jacques Roche mon frére avec Marguerite Mouton qui demeuroient à Chambriere avec Mr Sigaud qui demanda l'eau benite je dis à mon frére de luy en balhier du petit benistier qui estoict à la petite porte de lad esglise et cependant je m'en voulois aller avec les autres marguilliers alors il fit un tounaire qui fist trambler tout Sollignac.

Gaspard Veysseyre dict qu'il voulloict aller sonner avec Mathias Eymar ce que je leur deffandis et nonobstant ce ils monterent au clocher et comme led Veysseyre print la corde de la grande cloche du cousté droict et Mathias Eymard la corde du cousté gauche pour sonner lad cloche ils n'eurent querres sonné qu'il fist un tounaire effroiable ou la fouldre du feu du ciel thumba au clocher et abbastit par terre Mathias Eymar et Gaspard Veysseyre lesquels sonnoient la grande cloche Vidal Florit Estienne Obrier et Jean Boussit descendirent a l'esglise ou je m'en voulois aller a cause d'une grande batailhe de feu que je voyais a l'esglise car la fouldre estoict entré dans lad esglise ou il avoist estant le feu de la lampe qui est au devant de le grand autel ou repoze le St sacrement il arracha une clochette du tour qu'on sonne aux bonnes festes lorsqu'on léve le St sacrement ensamble une piece de bois d'un pan et demy il print aussy une piece de bois qu'il rompist et arracha une oraison de Notre Dame qui estoict collée et attachée au dessoubs du tour qu'il avoict prins lad clochette et la jeta par terre.

Il rompit dans le coeur du cousté gauche en trois ou quatre endroicts il rompist au milhieu une lampe dans la chapellerie Nostre Dame et briza en quatre ou cinq endroicts tant en lad chapellerie que aux degrets d'icelle.

Bref toute l'esglise trambla de sorte que le pavé estoict tapissé de la chaux de lad esglize ou l'on santoict une puanteur affroiable comme soulfre ou autre mauvaise oudeur.

Alors je sourtis par la grande porte de l'esglise dehors criant Jesus Maria mon frére sourtit aussy avec Vidal Eymar alors les marguilliers crierent de venir bien tost au secour je leur dis qu'ils vouloient ils me dirent que Mathias Eymar et Gaspard Veysseyre estoient mors au clochier tout aussy tost je crie Mr Julien balif de Sollignac qu'il nous envoict un falot avec de lumiere et eau de vie ce qu'il fist je monta le premier au clocher je trouva Mathias Eymar par terre et Gaspard Veysseyre je print led Veysseyre et le relevant debout il estoict tout estourdy.

Je print Mathias Eymar qui regardoit bien le ciel il ne remua poinct je luy fis donner d'eau de vie je ne vis poinct de santiement en luy je le fis descendre dans l'esglise par après le fis pourter a sa maison ou l'on ne vit poinct de vie le landemain on le vouloict ensepvelir ce que je n'accorda jusqu'au lendemain sabmedi vingt septiesme juing 1626 qu'il feust ensepvely honnorablement il feust grandement regretté a cause qu'il estoict vertueux le fouldre rompit une poinct de la troisiesme pilhe dud clocher et arracha la croix de fer qui y estoict et la jeta sur le couvert de l'esglise il n'y avoict que trois ans que on avoict réparé ceste pilhe scavoir 1623 par Mr Sebastien Monnairon du lieu de Cayres que la fouldre ou feu du ciel le rompist en deux endroicts scavoir la pilhe de Saint Michel ensamble celle qu'il a rompu maintenant qui estoict l'année 1600 ou il tua trois hommes au clocher en sonnant il entra dans l'esglise ou il arracha plusieurs piéces de bois et les remict en plusieurs autres endroicts il rompist le grand reliquaire qui estoict a Saint Jean et fist une effigie ressamblant un démon de grandeur d'un homme très effroiable a la regarder dessus le tableau de la chapelle Sainct Jean Baptiste en lad année 1600 et en foy de tout de dessus me suis soubsigné.

21.10.1626

NOTTA BENE comme le jour des saincts onze mil vierges vingt et uniesme jour du mois d'octobre l'an 1626 la riviere Loyre se desborda si impetueusement que estoict une chose effroiable sans avoir pleu qu'une nuict tant seullement.

En Obre 1626, la Loire était fortement débordée et n'avait pas guère nuit.

02.01.1627

Le sabmedy second jour du mois de janvier 1627 sur les dix heures du soir est décédé Mr Jacques Cocoron mareschal de Sollignac et environ minuict s'eleva un temps grandement terible avecq des esclairs et tounaires effroiables avecq des vents impetueux durant toutte la nuict comme aussy il faisoict de gresle et tempeste que c'estoict chose effroiable et le dimanche matin comme on alla sonner les cloches pour led Mr Cocoron la grande cloche du clocher de Sollignac thumba au clocher sans rien faire de mal a personne Dien grace ores que il y eusse beaucoup de gens et lad cloche ne se rompist nullement et le mesme jour led Cocoron feust ensepvely honnorablement il receust les Sts sacremens de penitance le St viatique ensamble les Sts huilles et en foy de ce me suis soubsigné.

Le 2 janvier 1627, il fit des tonnerres, de la grêle, des éclairs, la grande cloche tomba sans se briser, ni faire du mal à personne.

12.10.1627

NOTTA BENE comme le mardi douziesme jour du mois d'octobre l'an 1627 il arriva deux heures de nuict du soir dud mardi qu'il faisoict une nuict grandement obscure et tenebreuse il apparut une clarté au ciel qu'il faisoict relluire si grande clarté que estoict une merveilhe car il estoict sy clair comme en plain midy lors que le soleil montre entierement sa clarté ou elle dura un quart d'heure environ et après fist un tounaire qui dura ........ .

11.11.1627

NOTTA BENE que le le jour de St Martin onziesme jour du mois de novembre an susd 1627 environ midy il s'esleva un temps effroyable avec les plus grands vans esclairs et tounaires que on heust veu avec de gresle et tempeste avec un temps obscure.

Le 6 juin 1628, le feu du ciel tomba une heure après midi sur une maison de Tarreyres appartenant à Bergon, de là passa à d'autres, de sorte qu'il y a eu dix de brûlées.

16.06.1628

Le sieziesme jour du moys de juing l'an que dessus 1628 il arriva environ trois heures après midy que le temps s'eleva avec des esclairs et tounaires très effroyables ou le fouldre du ciel thumba en une maison du lieu de tarreyres appartenant à Bargon et par après de ceste maison il se print a d'autres tellement qu'il y en heust dix de bruslées et en foy de ce me suis soubsigné ce 16éme juing 1628.

23.11.1628

NOTTA BENE comme le vendredi au soir de la feste de Madame Ste Catherine 23éme jour du mois de novembre l'an 1628 il s'eleva un temps de pluye et nege avec des vans effroyables que c'estoict une pitié le lendemain de la feste de la glorieuse saincte Catherine qui a esté le sabmedi la Loire vinst grande comme aussi les ruisseaux de la Ganhe de la Borie de Mussicq qui estoict impetueux et fist beaucoup de dommage et le dimanche du landemain il feust un temps plus effroiable avec des eclairs tounaires et vents très espouvantables il continua tout dimanche ensamble toute la nuict que c'estoict une pitié le lundy il fist aussi de la nege avec grande abondance.

De mesme il arriva au lieu de Collampdres que l'eau durant le jour de Ste Catherine ensamble la nuict et tout le dimanche que le ruisseau appellé de Poutouz qui passe aud lieu il vint si grand et impetueux qu'il fist plusieurs maux il noya vint quatres bestes a layne dans une maison aud lieu de Collampdres ensamble a plusieurs et aussi fist de grands maux car c'estoict un cas effroyable on croioict que la fin du monde estoict venu ce 27ème novembre 1628.

10.04.1629

le Mardy Sainct à trois heures de l'aprés midy ou environ le ciel estoict grandement clair, on à veu trois soleils donnant une grande clareté au ciel que c'estoict une merveilhe, le soleil estoict au milieu de deux autres soleils estant l'ung loing de l'autre de vingt toises ou environ tous trois pareils excepté que les deux soleils qui se mirent emsamble avec l'autre soleil estoict au bord d'une nue laquelle estoict grandement large de sorte que cella signifie bien quelque chose et en foy de ce me suis soubsigné.

Le 17 février 1664, il fit plusieurs tonnerres en sortant des vêpres du dimanche et des éclairs, toute la semaine il y eut beaucoup de maladies et autres choses terribles et épouvantables.

30.05.1629

NOTTA comme le 30ème jour dud mois de may 1629 il a faict de gresle a Sollignac la Borie et au château de l'espesseur d'un pan et demy ou environ il a ruiné les cheneviers ensamble les prés et champs et jardins le tout a mon grand regret ce penultiesme may feste de St Felix martir en foy de ce me suis soubsigné.

26.06.1629

le Mardy vingt sixiésme jour du mois de Juing l'An que dessus 1629 environ dix heures du matin la lune se tourna a revers regardant les bouts de la terre chose que jamais homme n'a veu en ce temps la lune estoict nouvelle ressemblant une faux à couper les bleds de mesme il se trouva en Vivares bas une brebis qui fist un monstre scavoir la teste d'un homme et le reste du corps d'ung agniau en ce temps la peste feust recogneu dans la ville du Puy ou plusieurs mouroient et que ne gardoient quere la maladie de maniére que la plus grande partie du Puy s'en estoict sourty c'est une malladie appellée Trousse-gallant et bien soudaine et en foy de ce me suis soubsigné.

01.12.1629

NOTA BENE que le premier jour du mois de Décembre l'An 1629 la riviere Loire vint si grande et sy impetueuse qu'il n'y auroict homme vivant qu'il l'eust veu si grande et en foy de ce me suis soubsigné.

30.09.1630

NOTA BENE que le jour Sainct Hierosme dernier jour dud mois de Septembre l'An 1630 environ une heure de nuict apparut une coumette au ciel durant une demie heure ou environ ou elle donna une merveilheuse clarté a la fin de sad clarté il fist un tounaire. En ce temps les fontaines perdirent leur cours le lac du Bouschet diminua de beaucoup le fromant se vendict 59 sols voir le carton la seigle 40 l'orge 35 l'avoine 16 sols le ras et en foy de ce me suis soubsigné.

15.09.1631

NOTA BENE que le quinziesme jour du mois de Septembre l'An 1631 il arriva que une heure après minuict ou environ un grand tramblement de terre qui estoict un cas estrange durand tout led jour quinziesme le temps se changea avec de grands brouilards vents esclairs voire de tounaires et après ce tramblement de terre feust grandement a Sollignac a la ville du Puy et plusieurs autres lieux il dura un quart d'heure ou environ c'est bien quelque presage mauvais et en foy de ce me suis soubsigné.

03.08.1632

NOTTA BENE que le troisiesme jour du mois d'Aoust 1632 il s'esleva un temps environ dix heures du matin le plus effroiable que l'homme n'a veu jamais il faisoict des esclairs et tounaires très effroiables il fist de la gresle durant un demy quart d'heure ou il fist tout plain de mal aux orges et aux avoines a Cussac le ruisseau qui passe a Cussac amena sept ou huict maisons et amena la croix qui estoict au pied de la coste de Cussac et fist de la tempeste a Sollignac, a Cussac, au Puy, a Coubon, Caire, le Brignon.

09.09.1633

NOTA BENE que le neuviseme jour du mois de Septembre l'An 1633 deux ou trois heures de nuict s'esleva un temps le plus effroyable et espouvantable que homme aye jamais veu avec des esclairs et tounaires que homme aye jamais veu ny entandu la terre trambla deux ou trois fois cella presage bien quelque chose effroyable et en foy de ce me suis soubsigné.

01.10.1633

Le premier jour d'octobre 1633 il s'esleva un temps très effroyable avec des esclairs et des tounaires avec vents et pluye ou la rivière Loyre vint si grande qu'elle passat sur le pont de Coubon une coudée et en amena led pont qui estoict de bois lad rivière estoict plus grande que en l'année 1559 qui en amena le pont de Coubon de Goudet de l'estang de la Voute de Melussac de (Ch..ac?) de Cussac et plusieurs autres et en foy de ce me suis soubsigné ce premier jour d'octobre l'an 1633.

Mai 1635

NOTA BENE qu'il a faict un mois de may le plus malheureus que jamais homme a entendu ou il a faict une secheresse si grande qu'il a ruiné les fruicts de la terre les prés les blés et les vignes car il n'a poinct faict de la pluye durant led mois ains gresil gellées et avec un vent qui brusloict tout. Le carton de bled a vallu 24 sols le seigle le froment 30 sols le carton.

05.07.1635

Le cinquiesme jour du mois de juilhet 1635 sur les sept ou huit heures du soir il s'eleva un temps avec les plus grands vants et tounaires que jamais homme aye veu le feu du ciel fist plusieurs maulx en tournant il rompist plusieurs arbres de fruicts a St Paulien il empourta le clocher ensamble les cloches et tua quelques gens comme aussy a la Chaise Dieu et fist beaucoup de tempeste.

02.01.1636

Pour l'année 1636 et le second jour du moys de janvier l'an 1636 il a faict de la nege en de grande quantité qu'il n'y a homme qui n'aye tant veu car pour abreuver le bestailh il falloict monter a cheval voir mesme pour aller a l'eglise et ny avoict que y alloient a cheval et ne peurent passer il y en avoict plus de trois jours ou environ partout pour aller a l'eglise et en présence de Me Anthoine Amiguet de Sollignac et Me garpard Veysseyre et ............. .

Et pour aller a l'eglise pour l'ouvrir sonner l'Ave Maria ou ma messe il me fallut prandre des boictes ou j'ay beucoup enduré de mal pour passer.

09.08.1637

NOTA BENE que le Dimanche neuviesme jour du mois d'aoust 1637 il arriva qu'une coumete heure de dix heure de nuict donna une grande clareté dans la ville de Sollignac qu'il ressembloict un grand flambeau et bien tost après il en arriva autres deux qui firent le mesme et toute la nuict il fist plusieurs effroiables esclairs, le lendemain feste de St Laurens trois heures après midy il arriva que le temps vint noir et très effoiable avec que de nuées et trois tourbillons l'un vint du cousté d'Agisoux et l'autre de Pontouse et l'autre de Chambaud ou toud trois se vindrent joindre au lieu de Mussic ou il ressembloict une grande montagne jusques au ciel tout en fumée ou les nuées se combastoient ensamble que estoict une chose effroyable et très espouvantable le fouldre emporta cinq gerbiers ou l'on voioict les gerbes en lhair avec un combast de nuées voire un bruict qui estonoict tous ceulx qui les voioient et les tourbillons qui empourtoient les raves de trois ou quatre champs ensamble la terre et buissons qui les a bruslé il faysoict trambler les maysons dud lieu de Mussic et donna une si grande espouvante dans Sollignac Mussicq le Chier que tout le monde s'en fuict et en foy de ce me suis soubsigné ce 10ème aoust l'an 1637.

09.09.1637

NOTA BENE que le neufviesme jour du mois de septembre 1637 il fist de la nege a la montagne de Mezenc et Gerbier de Jonc.

23.10.1637

NOTA le vingt troisiesme octobre 1637 la riviere Loire vint si grande plus que homme vivant aye veu ou icelle fist plusieurs maux et les eaux ont faict plusieurs maulx tant aux Boutieres qu'en Vivares.

24.11.1637

NOTTA BENE que la velhe de Madame Sainte Cathrine 24ème novembre 1637 il a faict de tonnaires grandement effroiables durant toute la nuict avec des esclairs et des vants les plus grands que jamais homme aye veu ny ouy la riviere Loire vînst impétueuse et les vans ont duré l'espace de sept ou huit jours.

Mai 1638

NOTA BENE que le mois de may a esté un des plus braves mois que homme vivant aye veu.

Hiver 1640

NOTTA BENE que le 15ème jour du lois d'octobre l'an 1640 il a faict de la nege et le landemain 16ème dudit mois il a gellé extraordinairement, chose que jamais homme n'a veu car le gel pouroict comme au milieu de l'hiver. Pauvre presage.

NOTTA que ledit jour de St Sébastien 1641 il faisoict un temps effroyable avec de la nege et pluye avec des vans orages très effroiables où l'on ne pouvoict nullement marcher.

Mai.1642

NOTTA BENE qu'il a faict un moys de may le plus malheureux que homme aye veu a cause de la sécheresse car il n'a pleu de tout le moys de may le carton de froment valoict 27 sols et le seigle 25 et l'orge 20 l'avoyne 8 il a faict le mesme moys de may comme il fist l'année 1635 qu'il ne fist nullement de pluye j'estoict allers en pélerinage à Nostre Dame de Banelle.

15.06.1642

NOTTA BENE que le dimanche de la Ste Trinité 15 ème jour du mois de juing l'an 1642 il a faict de la nege en grande abondance aux Monastier et plusieurs autres lieux chose que les anciens de quatre vingt dix ans n'on veu ny ouy dire et la nege demeura sur la terre sept ou huit jours tant aux montagnes proches comme le Bouschet Cayres et plusieurs autres lieux.

10.07.1643

NOTTA BENE le 10ème jour du mois de julhiect l'an 1643 il arriva un temps de gresle et tempeste durant un demi quart d'heure tant seullement que gata toutellement les fruicts de la terre non seullement de Senejol, St Jean la Champ, Rouret, Chantony, St Christophle un peu à Sollignac ne fist gueres de mal Dieu grâces a Cussac a Coubon, St Julien, a Lantriac et en plusieurs autres lieux il a suivy une douzaine de parroisse où il a faict de mal a mon grand regrest.

03.05.1644

NOTTA que le penultiesme jour du mois de may environ midy il fist un temps effroiable de gresle et tempeste durant une heure ou il fist beaucoup de mal qu'il ne se peult estimer.

09.09.1645

NOTA que le 9ème jour de septembre 1645 il a faict beaucoup de nege on semoict le blé sur la nege.

27.10.1646

NOTA BENE que la vigile de St Simon et St Jude apostres sabmedi 27ème jour du mois d'octobre l'an 1646 entre trois et quatre heures du matin deux heures devant jour ou environ arriva un tramblement de terre dans la ville du Puy et autres lieux circomvoisins que c'est une merveilhe il fist un merveileux tonnaire très effroyable et espouvantable et un demy quart d'heure après il en fist un autre mais tout trambloict où il faisoict un temps clair car la lune donnoict une grande clarté.

Le second août 1731 entre onze heures et minuit, la foudre tomba au clocher de l'église de Solignac, elle abattit et mit en pièces la figure de l'archange qui était sur la pointe du clocher, elle était de pierre et fort artistement travaillée et avait environ trois pieds de hauteur, ensuite elle tua un des sonneurs nommé Pierre Roque du bourg de Solignac âgé d'environ 35 ans et en blessa trois des autres assez légèrement pourtant, de là elle entra dans l'église par les trous des cordes des cloches, fendit en deux la tête d'une figure très belle de la Ste Vierge placée sur l'autel d'une chapelle dédiée à son honneur qui est du coté de l'évangile à laquelle chapelle on monte par un degré de 9 où 10 marches, après quoi elle sortie de l'église par une fenêtre de la chapelle de messieurs les pénitents dont on trouve la vitre brisée.

Le treizième août 1741 qui était le second dimanche du mois après des chaleurs les plus fortes qu'on n'eut vu de long temps, il s'éleva vers les cinq heures du soir un temps furieux avec éclairs et tonnerres qui ne discontinuoient point, il tomba pendant environ une heure une pluie si abondante mêlée de grêle, non seulement dans cette paroisse, mais en plusieurs autres, et surtout au Puy et aux environs qu'on n'a jamais vu ni la Borne, ni Dolezon, ni les ruisseaux de Solignac et de Music si débordés, tout ce qui restoit à lever qui étoit presque tous les blés martiaux fut emporté, les inondations et les ravines firent des maux incompréhensibles, surtout aux champs labourés et ceux qui étoient en pente, emportant toutes la terre et ne laissant que le rocher, comblant plusieurs prés de pierres et de graviers, toutes les maisons de la Borie qui sont le long du ruisseaux étoient pleines d'eau, il y en avoit dans les unes jusqu'au col, dans les autres jusqu'à la ceinture, et au Puy dans la basse ville les tonneaux nageoient dans les caves ; le même jour entre 8 et 9 heures du soir il tomba au lieu de Tarreyres une grêle sèche et si grosse que généralement toutes les tuiles des couverts furent cassées, on en vit de plus grosses que les plus grosses pommes de calville, Solignac sentit mais les tuiles des couverts n'eurent pas tant du mal.

En l'année 1743 entour la fête de Noël a paru une comète avec une grande queue du côté du couchant qui a apparu pendant environ 6 semaines du même côté un peu après le couché du soleil, et ensuite a apparu du côté du levant pendant deux ou trois semaines quelque temps avant le levé du soleil, plusieurs personnes même la virent le même jour, pendant quelques jours savoir le matin du côté du levant et le soir du côté du couchant, on ne pouvoit pas lire de l'opinion du public que cette comète ne fut un pronostic de quelque fléau.

L'année 1826 fut assez bonne, mais depuis la Toussaint jusqu'à la fin décembre, il y eut beaucoup de pluie et froid, on ne put vaquer à aucun travail rural.

Le 2 août 1826, la foudre tomba sur le clocher de Solignac.

En mai de 1827, les sources dites Moutbertes de Chaudeyrac ont donné beaucoup d'eau, les anciens le regardèrent comme un présage de malheur.

Depuis la fin juin jusqu'au 12 août il a fait une grande chaleur avec forte sécheresse qui a séché la récolte en tout genre et la rendue fort médiocre.

Le neuf août, il fit un instant de forte pluie par orages, vers les deux heures de l'après midi et le tonnerre tua derrière un gerbier, le domestique de M. Mirmand, Besse de Mussic, il n'avait que 20 ans ; Cet André Bertrand, le rapport du chirurgien ne connut aucune contusion, ni blessure, son chapeau était à quelque distance de lui tout criblé.

Depuis la récolte de blé et tout le grain en général est devenu cher.

Le bled qui ne se vendait que 2 fr le petit carton se vend en Xbre 4 fr ; L'automne a été fort belle, il a fait de grosses pluies dans certains endroits de la France.

A Noël, le temps a été sans froid, ni neige, ni gelées presque.

Du 1er janvier 1829 jusqu'à la fin de février le temps fut très froid, et donna beaucoup de neige, le printemps fut assez bon, juillet fut très sec et chaud, les pluies et le froid commencèrent en août, on eut beaucoup de la peine à finir de récolter et encore plus à ensemencer, toutes les terres étaient mouillées, les seigles sont bien chétifs, à peine on les voit.

En Xbre la récolte a été passable en foin, et seigle, beaucoup de paille et fort longue, médiocre en orge et avoine, nulle en pois blancs, en raves et regain et très médiocre en pommes de terre, elles se vendirent au Puy, 18 sols ; Le froment 6 fr, le seigle 2 fr, l'orge 3 fr.

A Noël 1829, la saison devint si froide que le gel pénétra dans presque toutes les maisons ; De vie d'homme on avait vu un tel froid, à l'église tout était gelé, à la cure il gela jusqu'à la cave, on passait la Loire à pont de glace, encore au 20 février 1830, il gelait encore depuis sans avoir discontinué depuis le 13 Xbre 1829 un seul jour, les loups roulaient souvent autour de Solignac et menaçait même les hommes, les chemins sont encombrés de neige et presque impraticables depuis quasi deux mois. Le 21 février, le temps s'est radouci sans être bien chaud.

Le mois de mars, avril 1830 et les premiers jours de mai sont très beaux, point de gel, bien de chaleur, mais une grande sécheresse.

L'hiver 1831 qui avait été très bon en Xbre et janvier est devenu bien rigoureux, tout le mois de février la neige a constamment restée sur la terre et à la fin de ce mois rien n'a germé, pas même les groseilliers. Le mois de mai a été bien froid, l'année assez variée de froid et de pluie, cependant la récolte a été assez passable en tout.

Les vivres sont à très bas prix. Le numéraire est bien rare et tout est dans la gêne.

Le mois de janvier 1842 commença par la neige, le froid et beaucoup de cibère, tous les chemins furent comblés par la neige et ce temps n'a pas discontinué jusque au commencement de mars.

De ces deux mois on ne vit point le dégel. Le mois de mars a été passable. La semaine Sainte fut encore froide, la procession du jeudi Saint ne se fit que dans l'église, les premiers jours d'avril sont encore froids, le 10 et le 11 il a gelé comme au cœur de l'hiver, et le 12 la neige a couvert la terre de près de 17 centimètres.

L'année 1842 a été fort pluvieuse on a eu bien de la peine à récolter toute espèce de fruits, la récolte a été médiocre, mais les pommes de terre ont été très abondantes et fort grosses.

L'année 1846 a été pluvieuse et chaude, la récolte s'annonçait très bien, mais elle a été bien médiocre, excepté le foin qui a été bien abondant, les pommes de terre ont pris la maladie de l'année dernière et même plus fort, car les pluies empêchent de les ramasser, dans le mois d'octobre le 17, il a fait des pluies si fortes que tout a été inondé, le ruisseau du Besson a entraîné le pont de Louis, du Rinardou et celui de Jarousse sur la rivière de la Beaume, et fait des dégâts infinis, la Gagne aussi s'est débordée fortement a changé son lit en plusieurs endroits et a entraînée le pont de Veneyres sur la route du Puy à Solignac, le tonnerre avait brûlé un gerbier du fermier de M. La Tourette, au champ Pradevieille.

1866. il y a eu cette année une forte inondation qui a causée de grands dommages. Plusieurs personnes ont été noyées, un grand nombre de ponts ont été emportés.

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